Par Yvan Styve
– Publié le
17 Jan 2026 à
12:30
L’année 2026 s’ouvre sur des
perspectives contrastées pour les ménages français. Certains
produits essentiels promettent un répit bienvenu tandis que
d’autres alimentent les inquiétudes budgétaires.
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Les courses du quotidien cristallisent désormais toutes les
tensions économiques qui traversent la société française. Chaque
passage en caisse devient un baromètre anxiogène des fluctuations
mondiales et des stratégies commerciales. Néanmoins, 2026 pourrait
offrir quelques éclaircis inattendus sur le front des prix
alimentaires. Entre accalmie sur certains produits et envolée sur
d »autres, le pouvoir d’achat des Français navigue en eaux troubles.
Par conséquent, décrypter les mouvements à venir s’avère
indispensable pour anticiper l’évolution du budget familial.
Une accalmie bienvenue après des années de tensions
inflationnistes
Maud Descamps, chroniqueuse pour la matinale de TF1, a récemment
analysé les tendances qui marqueront cette nouvelle année. «
Tous les signaux sont au vert, on assiste à une accalmie des
prix », a-t-elle affirmé ce mercredi 14 janvier 2026.
Effectivement, cette observation réconforte de nombreux foyers
éprouvés par l’inflation persistante des dernières années.
D’ailleurs, cette dynamique s’inscrit dans un mouvement plus large
de stabilisation économique touchant plusieurs secteurs. Récemment,
certaines régions françaises ont également instauré des
baisses ciblées de taxe foncière pour soulager les contribuables
locaux. Ainsi, le pouvoir d’achat pourrait bénéficier d’un
double effet positif combinant modération tarifaire et allègements
fiscaux ponctuels. Cependant, reste à déterminer quels produits
connaîtront réellement cette décrue tant espérée par les
consommateurs vigilants.
Le chocolat, le jambon et les produits de base enfin
accessibles
Après des années d’augmentations continues, le cours du cacao a
finalement chuté de manière significative sur les marchés
internationaux. Toutefois, « il va falloir attendre a priori
jusqu’à l’été prochain pour voir la répercussion en rayon »,
précise Maud Descamps. Le jambon devrait également devenir plus
abordable grâce à une baisse de 10 % du cours du porc en 2025. Par
ailleurs, les produits essentiels comme les pâtes, le sucre et la
farine promettent des tarifs plus doux. Néanmoins, la grande
distribution décidera finalement de répercuter ou non ces baisses
sur les consommateurs. En effet, « entre les produits qui
baissent et les produits qui montent, [le] ticket de caisse restera
sensiblement le même qu’en 2025 », tempère la chroniqueuse.
Cette réalité nuancée invite donc à modérer l’optimisme concernant
l’amélioration concrète du pouvoir d’achat quotidien.
Café et viande rouge s’envolent tandis que le Smic progresse
L’équation budgétaire se complexifie davantage lorsqu’on examine
les hausses annoncées pour certains produits phares du quotidien
français. Le café connaîtra notamment une augmentation
substantielle en raison d’une demande mondiale croissante qui
excède l’offre disponible. La viande hachée et le bœuf, dont le
cours a bondi de 20 % en un an, pèseront lourdement. Les maquereaux
en conserve ainsi que le cabillaud rejoindront également cette
liste des produits en hausse continue. Michel-Édouard Leclerc,
président du groupe E.Leclerc, avait pourtant déclaré en décembre
dernier au Journal du dimanche qu’il pensait que « nous entrions en
2026 dans une période de légère déflation ». Parallèlement, le Smic
bénéficie
désormais d’une revalorisation de 1,8 % depuis le 1ᵉʳ janvier.
Cette augmentation pourrait compenser partiellement l’inflation
résiduelle qui affecte le pouvoir d’achat des salariés au revenu
minimum.
