Les manifestations se poursuivent en Iran. Plus de 3 000 personnes ont été tuées dans le cadre de la répression du mouvement. Des pertes que l’ayatollah Ali Khamenei attribue à Donald Trump, responsable, selui lui, de l’agitation dans son pays.
Au moins 3 000 personnes sont mortes depuis le début des manifestations en Iran, a calculé l’organisation de défense des droits humains HRANA. Un chiffre colossal et des victimes en grand nombre, victimes qui, selon l’ayatollah Ali Khamenei, sont dues à l’intervention des États-Unis. Ce samedi, le guide suprême iranien a déclaré tenir « le président américain pour coupable des victimes, des dégâts et des accusations qu’il a portées contre la nation iranienne ».
L’ayatollah Ali Khamenei assure que la situation en cours est le fait d’un « complot américain ». Pour lui, « l’objectif des États-Unis est d’avaler l’Iran » et de « replacer » le pays « sous domination militaire, politique et économique ».
« Nous n’épargnerons pas les criminels »
Bien décidé à résister, l’ayatollah Ali Khamenei a annoncé que les autorités devaient « briser le dos des séditieux ». « Nous n’avons pas l’intention de mener le pays à la guerre, mais nous n’épargnerons pas les criminels nationaux. Pire encore que les criminels nationaux, les criminels internationaux, nous ne les épargnerons pas non plus », a-t-il déclaré à ses partisans à l’occasion d’une fête religieuse.
Pour rappel, les manifestations ont débuté le 28 décembre en réaction à la hausse du coût de la vie en Iran, pays dont l’économie est paralysée par les sanctions. Ce mouvement, depuis, est devenu l’un des plus importants mouvements de contestation que le régime islamique ait connu depuis la révolution de 1979 qui l’a conduit au pouvoir.