Elite Fondations aura deux équipes en 2026. L’une continuera d’évoluer au niveau amateur, l’autre vient d’obtenir le label Continental. La structure suisse a prévu de continuer à traverser régulièrement la frontière avec la France. C’est d’ailleurs dans le sud de l’Hexagone que débutera l’aventure au niveau Continental, avec début février le Grand Prix de Marseille-La Marseillaise (1.1) et l’Étoile de Bessèges (1.1). Quinze jours plus tard, place à la Classic Var (1.1) et au Tour des Alpes-Maritimes (1.1). “On ira ensuite à la maison pour récupérer”, dit à DirectVelo le manager Loïc Hugentobler.
Direction ensuite le « Nord », avec en Belgique l’Ename Samyn Classic (1.1) le 3 mars. Et en fin de semaine, deux Classe 2 dans les Hauts-de-France, le Tour des 100 Communes et le Grand Prix de Lillers que connaissent déjà Elite Fondations. “Ce seront nos deux premiers objectifs, pour marquer les esprits et jouer la gagne, après avoir eu beaucoup de jours de courses en Classe 1”. Les courses françaises vont alors s’enchaîner : la Classic Loire-Atlantique (1.2), la Roue Tourangelle (1.1), la Classic Velox-Adélie de Vitré (1.1), la Classic Grand Besançon (1.1) et le Tour du Jura (1.1). L’équipe suisse attend pour cette période une réponse de l’organisation de Paris-Camembert (1.1).

GIPPINGEN, LA SEULE COURSE PRO EN SUISSE

Début mai, une semaine belge attend Elite Fondations avec la Famenne Ardenne Classic (1.1), la Vesdrienne (1.2) et la Flèche Ardennaise (1.2).  “En mai, on espère faire aussi la Flèche du Sud, au Luxembourg, où on est invité habituellement. La course est passée en Classe 1 et on est aujourd’hui en discussions”. Loïc Hugentobler espère aussi que ses coureurs soient présents au Tour du Finistère (1.1) et aux Boucles de l’Aulne (1.1). “Il est possible que des organisateurs attendent notre début de saison dans le sud pour voir le niveau de l’équipe avant de nous dire oui”. La réponse a en revanche déjà été positive à Paris-Troyes (1.2) et à l’Alpes Isère Tour (2.2) où Valentin Darbellay avait porté le maillot jaune l’an passé, alors que l’équipe avait été invitée de dernière minute. 
Petit évènement le 14 juin avec le Grand Prix de Gippingen, la seule Classe 1 organisée en Suisse, puis place au Championnat national prévu en Romandie, dans le canton du Jura. “Ça sera très intéressant pour nous. Nos partenaires locaux seront présents. On avait fait un quintuplé l’an passé, ce qui montrait qu’au niveau suisse, on devait voir plus haut. On avait aussi cinq coureurs dans les onze premiers au classement scratch. On sera attendu cette année. Le titre pro, ça serait un rêve, et on voudra aller chercher le titre amateur avec nos jeunes”.

LE TOUR DE L’AIN EN MÊME TEMPS QUE LES CADETS ?

Loïc Hugentobler a également postulé pour la Route d’Occitanie (2.1), Lyon-Turin (2.1), le Tour Alsace (2.2) et le Tour de l’Ain (2.1). “Ça me tient à cœur d’être au Tour de l’Ain car on a une équipe Cadets soutenue par Talent Romandie et Elite Fondations. Ce serait une belle histoire de donner du rêve à nos jeunes présents sur le Tour de l’Ain Cadets de voir l’équipe Conti chez les pros”.

La France restera donc grandement majoritaire dans le calendrier de l’équipe suisse, même au niveau supérieur. “Il y a une facilité de logistique et de communication avec les organisateurs. Le niveau est élevé. C’est logique d’essayer d’y courir un maximum”. Les onze membres de l’équipe amateur viendront aussi très régulièrement en France. “On va garder le calendrier habituel, avec en Belgique le Province Cycling Tour et le Tour de Namur, notre petit programme suisse et toujours 80% de nos courses en France. C’est la meilleure école pour apprendre”. Et ainsi envoyer un maximum de coureurs vers la Continentale.