D’un ciel bleu azur à l’autre. Ce vendredi, Pierre-Henry Basset a quitté Calpe pour Dubaï où il débutera sa saison ce dimanche à l’Al Salam Championship, une course non-UCI. “Je n’ai pas couru depuis fin août alors j’ai hâte. On n’y va pas dans l’optique de la victoire à tout prix même si on a envie de gagner quand on met un dossard. Je n’ai jamais été à Dubaï, ça va être sympa”, imaginait-il en milieu de semaine auprès de DirectVelo, depuis la Costa Blanca.
Le coureur de la Conti XDS Astana n’a pu s’entraîner comme il le voulait en début de semaine. “Une belle bronchite” l’a mis sur la touche pendant quelques jours. “Bosser sur la fatigue, ce n’est pas ce qu’il y a le mieux à faire. Ce n’est pas très grave, c’est au Tour de la Provence où je reprendrai vraiment la saison qu’il faudra commencer à être en forme”.
DE LA BRETAGNE À LA SAVOIE EN PASSANT PAR LA CÔTE D’AZUR
Le Breton avait terminé prématurément son exercice 2025 après le Tour de l’Avenir en raison d’un cytomégalovirus. Cette maladie l’a privé du Championnat du Monde au Rwanda et du Championnat d’Europe en Ardèche. “C’était pénible car ça aurait été deux super expériences”. Malgré cette déception, Pierre-Henry Basset est sorti satisfait de sa saison. « Il y a encore eu pas mal d’apprentissage. Et j’ai gagné, ce qui est toujours sympa”, apprécie le vainqueur d’une étape et du général du Tour of Rhodes.
Ses bons résultats ne lui ont en revanche pas permis de signer un contrat plus haut. “L’équipe m’a dit de refaire une année en dévo et de continuer de progresser. Forcément, j’espère être dans la WorldTeam l’an prochain”, dit-il avant d’attaquer sa dernière année dans les rangs Espoirs.
Il se donne les moyens de répondre aux attentes de la formation kazakhe. Depuis mi-novembre, il a quitté la Bretagne, avec son frère Antoine (Bourg-en-Bresse Ain Cyclisme), pour vivre à Cannes. Et en avril, les deux frangins partiront s’installer à Chambéry. “La Bretagne, c’est sympa, mais pas toujours simple avec la météo. Rouler dans les cols, c’est quand même sympa”.
« CE SONT LES ÉTAPES DE MONTAGNE QUI TE FONT RÊVER »
Pierre-Henry Basset a la volonté de progresser dans les efforts longs. “Je n’ai pas la fibre pour être un super puncheur, j’ai plus les qualités de résistance notamment quand une étape de montagne est vraiment longue. Et quand tu grandis en regardant les courses de vélo à la télé, ce sont les étapes de montagne qui te font rêver”.
L’ancien coureur du VC Pays de Loudéac connaît malgré tout ses limites dans les cols. “Je ne serai jamais un grimpeur mais pourquoi pas être là sur des courses « à la râpe », où c’est vraiment vallonné. Je ne sais pas encore quel type de coureur je suis car je n’excelle pas dans un domaine. Pourquoi pas bosser le chrono aussi, et penser aux classements généraux”, dit le coureur classé l’an dernier 13e du Tour d’Italie Espoirs et 17e du Tour du Val d’Aoste. Il n’oublie pas par ailleurs les Classiques, notamment celles avec des pavés. “J’aime tout ! J’ai fait du cyclo-cross par le passé, j’aime les chantiers avec une météo qui n’est pas bonne”.
Ses principaux objectifs ressembleront à ceux de l’an passé. Il a en tête le Giro Espoirs, le Tour de l’Avenir et le Championnat de France U23. Et il a bien sûr remarqué que le Championnat du Monde à Montréal pourrait parfaitement correspondre à ses qualités. “Il peut être pas mal pour moi”. Pierre-Henry Basset sait ce qui lui reste à faire pour obtenir une sélection.