Des mouvements de bâtiments militaires américains mais aussi britanniques, allemands et français ont été enregistrés ces dernières heures. Avec l’Iran pour objectif ?
Ce sont des signaux enregistrés ces dernières heures qui semblent annoncer une prochaine montée en puissance des capacités militaires des Américains au Moyen-Orient alors que Donald Trump aurait annulé in extremis une intervention en Iran durant la semaine.
Selon le site spécialisé, The WarZone, les États-Unis déploieraient ainsi au moins un, voire plusieurs groupes aéronavals au Moyen-Orient, en prévision d’une éventuelle attaque contre l’Iran.
Le site s’appuie sur « des sources ouvertes » qui semblent indiquer que « certains moyens aériens américains pourraient également se diriger vers cette zone ». Dans le passé, « l’afflux massif de vols cargo et de chasseurs, ainsi que d’autres aéronefs, dans la région est un phénomène qui a pu être observé couramment en période de crise » alors que « ces dernières années ont été marquées par de nombreuses crises de ce type ».
Les États-Unis déploieraient ainsi le groupe aéronaval Abraham Lincoln dans la région. Une arrivée qui renforcera considérablement « la puissance de frappe américaine dès son arrivée, probablement la semaine prochaine ».
Le groupe aérien embarqué par l’Abraham Lincoln comprend « huit escadrons équipés de F-35C Lightning II, de F/A-18E/F Super Hornet, d’EA-18G Growler, d’E-2D Hawkeye, de CMV-22B Osprey et de MH-60R/S Sea Hawk ». Par ailleurs, « ses navires d’escorte, le croiseur lance-missiles de classe Ticonderoga USS Mobile Bay et les destroyers lance-missiles de classe Arleigh Burke de l’escadron de destroyers (DESRON) 21, disposent d’un important arsenal de missiles pouvant être utilisés pour frapper l’Iran. Ces bâtiments pourraient également servir à la défense des cibles américaines et de celles de leurs alliés en cas de représailles ».
Un autre groupe aéronaval réorienté vers le Moyen-Orient ?
Mais le groupe aéronaval Abraham Lincoln ne serait pas le seul à circuler en direction du Moyen-Orient puisque The WarZone évoquait des rumeurs concernant le groupe aéronaval George H.W. Bush qui se dirigerait lui aussi vers la région, « ce qui renforcerait considérablement les capacités de la zone ». Le porte-avions a quitté son port d’attache de Norfolk le 13 janvier.
Une intervention militaire en Iran annulée au dernier moment
Mais pour les spécialistes, le renoncement d’une intervention en Iran, durant la semaine, par Donald Trump, serait intimement lié aux capacités limitées de réponses des Américains et de leurs alliés dans la zone si les objectifs n’étaient pas totalement atteints. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu a ainsi insisté lourdement auprès du président américain pour ne pas mener de frappes contre le régime de Téhéran malgré la forte répression subie par le peuple iranien et qui aurait fait 3 000 victimes ces derniers jours.
L’arrivée de plusieurs groupes aéronavals dans la zone pourrait changer la donne et rendre Donald Trump moins flexible sur sa réponse aux mollahs iraniens.
Un déploiement qui pourrait également concerner des alliés américains puisqu’un afflux d’avions militaires européens a également été observé dans la région. Les services de suivi des vols en ligne indiquaient ainsi que des moyens britanniques, allemands et français se rapprocheraient de la zone sans savoir s’il s’agissait de manœuvres programmées ou autre…