LA TRIBUNE DIMANCHE — Êtes- vous candidat à un nouveau mandat ?
ARIEL WEIL — Lundi soir, je lancerai ma campagne, avec Raphaël Glucksmann, Yannick Jadot et d’autres partenaires, toujours sur le même thème : la gauche sociale-démocrate, républicaine, universaliste. Hors LFI, ni avant ni après.
L’accord signé par le candidat PS à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, avec les écologistes ne stipule pas clairement qu’il n’y aura pas d’alliance avec LFI. Est-ce pour vous un problème ?
Les Verts ont fait sortir pour leur vote interne des listes provisoires etc. Contrairement à ce qui a été dit, il n’y a pas d’accord qui stipule grand-chose. Ce serait bien que certains, comme Lucie Castets, arrêtent la cacophonie. Le patron désormais pour la liste de Paris, c’est Emmanuel Grégoire. Il l’a dit et répété clairement, il n’y aura pas d’accord avec LFI. Plutôt perdre Paris que de s’allier avec LFI. Et de toute façon, s’allier avec LFI, c’est perdre Paris.
L’union à gauche crée-t-elle la dynamique espérée ?
Tactiquement, on aurait dû faire comme d’habitude, laisser les écolos présenter leur programme, présenter le nôtre et laisser les électeurs trancher. Cela offrait une plus grande diversité aux électeurs. Maintenant, il faut passer à l’étape suivante, l’ouverture au centre, en attirant aussi des personnalités de la société civile. J’encourage Emmanuel Grégoire à passer à cette étape-là.