L’image de la semaine





Mémorial improvisé pour les “Funérailles de la démocratie”, à Schiltigheim, ce jeudi 15 janvier.  Photo Thomas Toussaint

Mémorial improvisé pour les “Funérailles de la démocratie”, à Schiltigheim, ce jeudi 15 janvier.  Photo Thomas Toussaint

C’est cette mise en scène, aussi anonyme que frappante et “glauquy” – si, ça existe – installée pour accueillir les élus schilikois venus entériner jeudi soir l’éclatement de leur majorité façon puzzle – même si la maire minimise la chose. Ambiance.

L’histoire de la semaine

Dans un espace politique polarisé, le jeu du centre, c’est celui de la bascule. À la rentrée, Pierre Jakubowicz (Horizons) pouvait se rêver faiseur de rois, « centriste et central » pour reprendre ses mots. Le premier sondage, commandé par son rival à droite, Jean-Philippe Vetter (LR) racontait une autre histoire, avant qu’un second ne rebatte à nouveau les cartes.

Au point que les seuls enseignements de ces deux premières photographies du paysage politique strasbourgeois, c’est que Trautmann est favorite. Et que derrière, c’est serré. Voilà que le candidat investi Horizons-Renaissance-Modem retrouve des couleurs, au-delà du travail de terrain abattu sans relâche.

Jean-Philippe Vetter a bien compris qu’il a intérêt à agir maintenant. Non pour sécuriser sa présence au second tour, mais sa position sur la ligne d’arrivée. Seule capable de créer une dynamique d’alternance dans une ville sociologiquement acquise à la gauche.

D’où, peut-être, ce coup de Jarnac, lundi, entouré de ses premiers colistiers. “ Vetter annonce qu’il ne se ralliera à personne au second tour.” Pan ! Jakubowicz doit se rallier à son panache séance tenante. Ou se tourner vers la reine Catherine.

En réponse, le centriste trace son sillon. Ils étaient 500 ce mardi soir pour son meeting. Bruno Studer, ancien député Renaissance, Michèle Kannengieser, maire de la Wantzenau, le conseiller régional Didier Pettermann, mais aussi le maire d’Illkirch-Graffenstaden Thibaud Philipps (LR) sont sur la photo. La partie de poker-menteur continue.

La citation de la semaine

Le terrain avait déjà été vendu par la précédente municipalité 

Suzanne Brolly, adjointe à l’urbanisme, a eu la joie de représenter la maire à l’AG des Amis du Vieux-Strasbourg , ce mardi soir. Elle a dû s’acquitter du bilan du mandat avant de s’attaquer au SAV, au moment des échanges avec la salle. À propos d’un sujet qui fâche, la friche Mercure, l’élue a rappelé que le terrain avait été vendu par la municipalité Ries. Et que les Écologistes s’étaient alors abstenus. Trautmann, évidemment présente ce mardi, avait fait de même. Tout comme l’opposition de droite a rappelé Vetter. Comme ça, Ries, même en retraite, en a pris pour son grade – c’est ingrat la politique.





Suzanne Brolly est adjointe à la laire de Strasbourg en charge de la ville résiliente, de l'urbanisme et des espaces verts. Photo archives Romeo Boetzle

Suzanne Brolly est adjointe à la laire de Strasbourg en charge de la ville résiliente, de l’urbanisme et des espaces verts. Photo archives Romeo Boetzle

Le chiffre de la semaine5 à 20

C’est, en euros, le prix mensuel auquel Catherine Trautmann ramènerait le stationnement résident en cas de victoire. Et les 30 premières minutes de stationnement en voirie gratuites.  Qui pour surenchérir ? Une heure, allez, une heure, c’est rien !

La surprise (LOL) de la semaine

C’est la présence, au côté de Jean-Philippe Vetter, de Jean-François Lanneluc, ancien dircab de Roland Ries, maire socialiste passé à la Macronie. Il ne figurera pas sur la liste, mais codirigera la campagne avec Irène Weiss. Il s’est expliqué de sa démarche dans un loooooong post Facebook. En résumé, avec un brin de mauvaise foi : « Je suis un pragmatique, y’a des gens biens à gauche, comme à droite. Attaché à l’exemplarité catholique, je valorise surtout l’engagement au service des autres. Et cheh ! Aux socialistes qui sont naïfs avec l’extrême gauche populiste, incarnation du Malin en politique. »





Jean-François Lanneluc est l'ancien chef de cabinet de Roland Ries, alors maire de Strasbourg.

Jean-François Lanneluc est l’ancien chef de cabinet de Roland Ries, alors maire de Strasbourg.