Quand un film français réussit à nous
scotcher dès les premières minutes…
Il y a des films qui frappent fort dès leur
sortie en salles, puis disparaissent un peu dans le tumulte des
nouveautés. Trois ans et demi après sa sortie en octobre 2022,
L’Origine du mal revient sur le devant
de la scène, mais cette fois-ci dans notre salon. Depuis
mercredi 14 janvier, le thriller
français est disponible sur Netflix et,
spoiler alert, il n’a pas mis longtemps à séduire le public : en
moins de 24 heures, il s’est hissé dans le
top 3 des films les plus regardés de la
plateforme. Alors oui, on peut le dire : ce petit bijou mérite vraiment que l »on
s’y attarde.
Une immersion au cœur d’une
famille pas comme les autres
Le film nous plonge directement
dans la vie d’une famille hyper riche… Mais un peu
étrange sur les bords. Une jeune femme mystérieuse débarque
dans leur immense villa – un peu comme si on envoyait
quelqu’un de complètement extérieur dans un monde parallèle où tout
est beau, brillant et un peu artificiel. Très vite, on découvre que
chaque membre de la famille a ses petits secrets
et ses tensions bien cachées derrière des sourires de façade.
Ce qui est sympa, c’est que le
film ne se contente pas de nous montrer des intérieurs luxueux ou
des répliques bien écrites (même si cela est pas mal fait aussi).
On suit surtout l’effet
qu’a cette arrivée sur la famille : comment chacun réagit,
ce qu’il cache, ce qu’il manipule… Et franchement, certains regards
nous laissent complètement perdus, à se demander ce qu’il se passe
vraiment. Sébastien Marnier réussit à transformer
cette histoire familiale en une sorte de suspense
psychologique léger, où chaque rencontre, chaque dialogue,
chaque petit geste compte.
Bref, on se retrouve embarqué
dans une histoire de mystères, de rapports de force et de petits
drames qui ne sont jamais lourds mais toujours intrigants. Et
honnêtement, même si on n’est pas dans un thriller à
rebondissements à 100 km/h, ça suffit largement à nous tenir collé
à l’écran en se demandant ce que chaque membre de la famille
mijote.
Un
casting cinq étoiles qui envoie du lourd
Ce qui saute aux yeux dès que
l’on commence le film, c’est vraiment le casting.
Laure Calamy, que
l’on a adorée dans Call My Agent
! et plus récemment dans Les
Gardiennes, tient le rôle principal avec une aisance
incroyable : elle mélange mystère et naturel, et son personnage a
ce côté à la fois solide et fragile qui nous accroche tout de
suite. Doria
Tillier, connue pour La Belle et la
Belle et pour avoir présenté le Grand
Journal, apporte une légèreté bienvenue et un humour
subtil qui fait sourire même dans les scènes un peu tendues.
Dominique Blanc,
que l’on a vue dans La Pianiste
ou Les Destinées sentimentales, incarne
l’ancienne génération de la famille : élégante, parfois froide,
mais avec juste assez d’humanité pour que les tensions et rivalités
sautent aux yeux. Enfin, Jacques Weber, que l’on a pu suivre dans
Les Misérables (version cinéma 2000)
ou Un crime, donne à son personnage
cette prestance et ce côté imposant qui accentuent les dynamiques
de pouvoir dans la maison.
Chaque acteur trouve sa place
dans cette famille hors norme. On sent clairement les petits jeux
de pouvoir, les secrets qui circulent dans la maison, et les
rivalités à fleur de peau. La famille devient presque fascinante à
observer : parfois drôle, parfois gênante, toujours intrigante. Le
casting transforme le film en un vrai puzzle émotionnel où chaque
regard, chaque geste compte, et où chaque acteur apporte sa couleur
à l’histoire.