Après 26 ans de négociations, le Mercosur et l’UE signent un accord de libre-échange. Les pays du Mercosur et l’Union européenne (UE) ont signé samedi au Paraguay un accord de libre-échange, après 26 ans d’“intenses négociations et en l’absence de consensus européen”, rapporte Folha de São Paulo. Avec cet accord, le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay et Bolivie) “vise un accès privilégié au marché européen, tandis que l’UE souhaite renforcer sa position dans des secteurs où elle est compétitive, tels que l’industrie, les technologies, et l’industrie pharmaceutique”, observe le journal. Les pays membres de cette nouvelle zone de libre-échange, l’une des plus grandes au monde, représentent quelque 30 % du PIB mondial et comptent plus de 700 millions d’habitants. Outre l’aspect économique, l’accord “a pris une dimension géopolitique” ces derniers mois, “suite à l’offensive de Donald Trump contre le commerce international” à coups de droits de douane punitifs, relève le titre brésilien. Le traité doit encore être “approuvé par chaque État membre du Mercosur et par le Parlement européen, où son approbation n’est pas encore acquise et où la France mène la résistance”, souligne le quotidien pauliste.
L’armée syrienne poursuit son avancée dans les régions sous contrôle kurde. Les troupes du gouvernement syrien ont progressé samedi dans les territoires contrôlés par les Kurdes dans le nord du pays, “s’emparant de villes stratégiques et provoquant de nouveaux affrontements qui menacent de faire capoter un accord politique autrefois prometteur, censé réunifier une nation divisée”, observe The New York Times. L’armée a assuré s’être emparée de Tabqa, une ville stratégique sur la route de Raqa, la plus grande ville syrienne sous contrôle kurde. Cette escalade fait suite aux intenses combats qui ont opposé début janvier à Alep les forces gouvernementales et les Forces démocratiques syriennes (FDS), le bras armé des Kurdes. “Depuis près d’un an, les deux parties sont engagées dans des négociations concernant l’intégration des institutions militaires et civiles kurdes au sein du nouvel État syrien, mais ces pourparlers sont au point mort depuis quelques mois”, relève le quotidien américain. Vendredi, le président syrien Ahmed El-Charaa a signé un décret “affirmant les droits des Kurdes syriens”, reconnaissant notamment le kurde comme langue nationale, au même titre que l’arabe. Une démarche jugée insuffisante par les responsables kurdes.
Une délégation ukrainienne aux États-Unis pour discuter de la fin de la guerre. Une délégation ukrainienne est arrivée samedi aux États-Unis dans le cadre des pourparlers sur le plan américain visant à mettre fin à la guerre avec la Russie, alors que Moscou “continue de bombarder le réseau énergétique ukrainien, plongeant le pays dans l’obscurité”, écrit The Kyiv Independent. La délégation, composée notamment de Kyrylo Boudanov, chef de cabinet du président ukrainien Volodymyr Zelensky, et du secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien Roustem Oumierov, doit rencontrer à Miami les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner. “La tâche principale de la délégation ukrainienne est de fournir [aux États-Unis] toutes les informations fiables sur la situation et les conséquences des frappes russes”, qui “discréditent le processus diplomatique” et “sabotent constamment les maigres chances de dialogue”, a écrit M. Zelensky sur ses réseaux sociaux. “Kiev et Washington ont élaboré conjointement un plan de paix en 20 points, que Kiev estime presque finalisé”, note le site ukrainien. Mais les discussions butent encore sur les questions territoriales et les garanties de sécurité à long terme pour l’Ukraine.