• Le socialiste Michaël Delafosse a été élu maire de Montpellier en 2020.
  • En cette mi-janvier, il vient d’annoncer qu’il allait briguer un deuxième mandat.
  • Alors qu’il était loin d’être favori il y a six ans, il se présente cette fois en position de force et compte sur un soutien assez large à gauche.

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Élections Municipales 2026

Élu en 2020 alors qu’il faisait figure d’outsider, le maire socialiste de Montpellier Michaël Delafosse a indiqué sans surprise ce samedi sa candidature à un second mandat. Six ans après sa prise de fonction, il se présente cette fois en position de force face à des oppositions fractionnées à gauche et à droite. Après avoir remporté une quadrangulaire lors de la dernière élection, le maire sortant a annoncé (nouvelle fenêtre) au journal Midi Libre qu’il allait briguer un nouveau mandat. Dans le même temps, il s’adressait aux électeurs via une lettre de deux pages adressée aux Montpelliérains.

« Montpellier a connu une phase de très grande transformation. Ce qui nous attend aujourd’hui, c’est une consolidation de la politique écologique et sociale », a confié le professeur d’histoire-géographie de 48 ans, père de deux enfants.

Il compte sur le soutien de plusieurs forces de gauche

Directeur du Centre d’études politiques et sociales de l’Université de Montpellier, Emmanuel Négrier constate auprès de l’AFP que « la situation politique est très différente de celle de 2020, avec une affirmation assez importante du maire sortant, qui à l’époque se présentait en challenger ». À Montpellier, « il y a eu une consolidation de la gouvernance Delafosse », poursuit-il. « Symétriquement, la droite est en relative perdition, avec des scores cumulés qui n’atteindraient pas ceux de Michaël Delafosse », ajoute cet observateur. D’autre part, « la gauche non-delafossienne a aussi ses divisions, notamment chez les écologistes, dont Michaël Delafosse a repris une partie des politiques ».

Le socialiste n’hésite pas à mettre en avant son bilan pour espérer être réélu. Il se plaît ainsi à assurer que ses principaux engagements de 2020 sont « devenus réalité », dans cette ville de plus de 300.000 habitants, en croissance démographique continue mais confrontée à un niveau de pauvreté élevé. Le fait d’armes le plus emblématique de Michaël Delafosse ? Sans doute la gratuité des transports en commun, décidée pour les 500.000 habitants de la Métropole. Une mesure qui n’est aujourd’hui remise en cause par aucun de ses concurrents. On note aussi la construction d’une cinquième ligne de tram, inaugurée en décembre.

Militant socialiste depuis l’adolescence, Michaël Delafosse revendique des prises de position sur la sécurité et la laïcité. De quoi faire grincer parfois les dents au sein de son camp, même si l’intéressé estime que sur ces sujets « la gauche ne doit pas faire l’autruche ».

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L’élection de mars prochain aura quelques airs de déjà-vu puisque comme en 2020, l’édile va trouver sur sa route le richissime homme d’affaires et patron du club de rugby local Mohed Altrad, arrivé troisième il y a six ans. « Cette ville a besoin qu’on la relève. Montpellier a besoin d’un bâtisseur », a lancé l’entrepreneur septuagénaire lors du lancement de sa campagne jeudi soir, devant 500 sympathisants. Pour l’emporter durant cette nouvelle campagne, Michaël Delafosse va s’appuyer sur le soutien réitéré de plusieurs forces de gauche (PCF, PRG…), d’écologistes exclus d’EELV ou encore de l’ex-députée LFI Muriel Ressiguier. Il lui faudra toutefois affronter l’insoumise Nathalie Oziol, députée de l’Hérault et qui donne une dimension nationale au scrutin en présentant le maire sortant comme un « macroniste local ».

TD avec AFP