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Pierre Caillet, entraîneur au sein du club isérois actuel 11e du classement de Pro D2, fait face à la justice. Entre des accusations de faux profils sur des sites de rencontre créés pour harceler son ex-conjointe et des menaces de mort réciproques, le coach des avants est plongé dans une tourmente judiciaire. Les détails d’une affaire complexe qui verra les deux parties comparaître en février prochain.

Des violences conjugales, des menaces de mort ainsi que de la consommation de cocaïne. C’est l’objet de la plainte qui a été déposée le 4 septembre dernier à l’encontre de Pierre Caillet, actuel entraîneur des avants de Grenoble (Pro D2) selon les informations du journal L’Équipe.

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La plaignante affirme que certaines violences ont été commises devant ses enfants âgés de 11 et 15 ans, selon ActuRugby. La consommation de drogue accentuerait les comportements violents de l’ancien troisième ligne centre. Le média précise que le rugbyman a suivi deux cures de désintoxication.

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L’ancienne compagne, séparée de Pierre Caillet depuis août 2025, a également accusé le membre du staff grenoblois d’un harcèlement téléphonique extrêmement fréquent et d’avoir créé de faux profils sur des applications de rencontre à son nom.

Des plaintes des deux côtés

Lorsqu’il était coach de Béziers, Pierre Caillet avait aussi été soupçonné de vouloir étouffer une affaire de violences conjugales en défendant son joueur Taleta Tupuola.

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De son côté, le néo-Grenoblois a également porté plainte contre son ex-conjointe, également placée en garde à vue. Elle a reconnu avoir giflé l’ancien rugbyman et l’avoir également menacé de mort en lui déclarant : « Je vais te brûler ».

Pierre Caillet et son ancienne compagne seront convoqués le 16 février prochain en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Le dossier sera transféré au tribunal correctionnel en cas de refus de l’un ou des deux prévenus de se présenter en février prochain.

Cette affaire intervient dans un contexte sportif déjà exigeant pour Grenoble. Actuellement positionné à la 11e place de Pro D2, le club isérois doit gérer cette instabilité au sein de son staff technique alors que la course au maintien et aux phases finales s’intensifie. Pierre Caillet, spécialiste du secteur de la conquête, est un rouage central de l’organisation grenobloise. Le club, qui n’a pas encore communiqué officiellement sur d’éventuelles sanctions conservatoires.

Qu’est-ce que la CRPC, la procédure choisie pour ce dossier ?

La Comparution sur Reconnaissance Préalable de Culpabilité (CRPC), souvent qualifiée de « plaider-coupable » à la française, est une procédure qui permet de juger rapidement l’auteur d’une infraction qui reconnaît les faits. En acceptant cette voie le 16 février prochain, Pierre Caillet et son ex-compagne s’exposent à des peines proposées par le procureur de la République, qui doivent ensuite être homologuées par un juge. Toutefois, cette procédure reste fragile : en cas de désaccord sur la peine ou de revirement de l’un des prévenus, le dossier est automatiquement renvoyé devant le tribunal correctionnel pour un procès classique, ce qui prolongerait l’incertitude judiciaire autour de l’entraîneur.