Naf Naf, Kookaï, Jennyfer, André, San Marina, Camaïeu… L’hécatombe du prêt-à-porter français pourrait bien se poursuivre en 2026.
La célèbre marque de doudounes marseillaises JOTT – acronyme de Just Over The Top – a été placée en redressement judiciaire, assortie d’une période d’observation provisoire de six mois, le 18 décembre 2025, par le tribunal de commerce de Marseille.
Véritable success story à la française, ces doudounes légères, pliables et colorées ont su rapidement séduire des milliers de consommateurs depuis 2010, date de création de la marque. En 2021, son rachat par le fonds L Catterton devait permettre à l’enseigne de franchir une etépae supplémentaire : faire évoluer JOTT « d’une activité de grossiste » à un « véritable réseau de retail ».
Un contexte « globalement difficile »
Mais cette ambition s’est confrontée depuis à un contexte « globalement difficile actuellement », comme le souligne le jugement d’ouverture de la procédure de redressement judiciaire.
La marque marseillaise, qui emploie 183 salariés, a réalisé un chiffre d’affaires de 24 millions d’euros en 2024. Mais elle se trouve dans une situation financière dégradée.
Au total, ce sont 142 magasins de la marque au scooter qui sont dans l’attente. Dans nos départements, dix boutiques sont sur la selette.
Selon nos confrères du Figaro qui citent le tribunal de commerce de Marseille, une audience intermédiaire est prévue le 5 février afin de « vérifier, au vu de son rapport, si les capacités financières (de l’entreprise, NDLR) sont suffisantes et lui permettent d’assurer le financement de son activité et statuer sur le mérite de la poursuite de la période d’observation ou l’éventuelle conversion en liquidation judiciaire ».
La situation précaire de JOTT n’est pas sans rappeler le sort d’une autre marque marseillaise de prêt-à-porter : Kaporal. L’enseignée spécialisée dans le jean a été placée en liquidation judiciaire en mars 2025, avec arrêt immédiat de l’activité, entraînant le licenciement de 280 personnes.