Par

Glenn Gillet

Publié le

18 janv. 2026 à 13h12

Une cinquantaine de personne réunies dnas un appartement au 5e étage du 34bis rue Amelot à Paris ont été victime de l'effondrement du plancher, samedi 18 janvier 2025 peu avant minuit.Une cinquantaine de personnes réunies dans un appartement au 5e étage du 34 bis rue Amelot à Paris ont été victimes de l’effondrement du plancher, samedi 17 janvier 2026 peu avant minuit. (©GG/actu Paris)

« On a entendu beaucoup de bruit vers 23h30, on a cru que c’était un incendie ». Cécile s’apprêtait à sortir de son appartement, au 30-32 rue Amelot (11e arrondissement), pour partir en boîte de nuit lorsque cette habitante a vu la foule de victimes, de pompiers et de forces de l’ordre massée au pied du numéro 34 bis voisin. C’est à cette adresse que le plancher d’un appartement du cinquième étage s’est effondré sur le logement du dessous, peu avant minuit samedi 17 janvier 2026. Le logement sinistré accueillait une fête réunissant une cinquantaine de personnes. Une personne en arrêt cardio-respiratoire a pu être réanimée mais reste à ce stade en urgence absolue et 19 autres victimes ont été légèrement blessées, précisent les autorités.

« Peur que ça se diffuse dans les autres bâtiments »

Ce n’est qu’une fois qu’elle a quitté les lieux que Cécile a reçu un message faisant mention de l’effondrement sur le groupe WhatsApp de son immeuble. « Là j’ai eu super peur, parce que j’avais mes enfants de 15 et 16 ans qui dormaient à l’appartement et j’ai eu peur que ça se diffuse dans les autres bâtiments », raconte-t-elle ce dimanche matin à actu Paris, alors que des policiers sont encore présents à la porte de l’immeuble du 34 bis.

En dehors du bâtiment sinistré qui reste inaccessible, les bâtiments mitoyens ont été brièvement évacués avant que les habitants ne puissent regagner leur domicile vers 4h du matin. Cécile explique par ailleurs avoir reçu ce dimanche un message des propriétaires de l’immeuble qui vont « faire venir des gens pour faire des tests et vérifier que ça n’a pas bougé chez nous ».

Ce dimanche, deux employés d’un restaurant situé à 100 mètres de là sont revenus voir, de jour, l’immeuble sinistré. « On a fini vers 0h20 et j’ai vu pas mal de camions de pompiers arrivés. Je me suis dit que c’était très bizarre. On a cru à une fuite de gaz. Mais un pompier nous a dit que c’était un effondrement », partage l’un d’entre eux.

« Une scène de guerre »

« C’était vraiment une scène de guerre », raconte quant à elle une riveraine habitant au numéro 18 de la rue Amelot, « le centre de crise était installé sous ma fenêtre, je suis restée dans la rue pendant trois heures parce que c’était impossible de dormir. On a vu beaucoup de camions, beaucoup de brancards ». Elle explique comme d’autres riverains rencontrés avoir eu peur qu’il s’agisse d’un attentat. « Vous savez, ici on est dans le quartier de Charlie Hebdo et du Bataclan », rappelle-t-elle, « donc malheureusement on a l’habitude d’avoir des événements comme ça. J’ai aussi pensé à la rue de Trévise », où une explosion liée à une fuite de gaz avait coûté la vie à quatre personnes en janvier 2019.

Plusieurs riverains s’interrogent aussi sur une certaine imprudence des organisateurs de la soirée : « On ne peut pas inviter 50 personnes chez soi dans un appartement ancien comme ça, avec un vieux plancher, c’est inconscient », partage une riveraine qui habite dans un immeuble en face du 34 bis.

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Selon un architecte de sécurité de la préfecture de police interrogé par France Télévisions, l’effondrement est « structurel », évoquant un plancher « fragilisé par une infiltration depuis un balcon » qui a provoqué « un effondrement en chaîne sur l’ensemble du plancher » sur environ 30 mètres carrés.

Le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête en recherche des causes des blessures des victimes répertoriées. Elle a été confiée au Service de l’accueil et de l’investigation de proximité du commissariat du 11e arrondissement de Paris.

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