La mise sous pli de la propagande électorale sera partiellement privatisée dans les Bouches-du-Rhône à l’occasion des élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Cette expérimentation concerne neuf communes : Allauch, Plan-de-Cuques et Septèmes-les-Vallons dans la région marseillaise, et Châteaurenard, Noves, Barbentane, Rognonas, Eyragues et Graveson en pays d’Arles.

Cela concernera également Marseille mais seulement pour l’un des deux scrutins qui doivent s’y dérouler simultanément : sont concernées par cette externalisation uniquement les campagnes pour les huit mairies de secteur. Cette élection est distincte de celle pour le conseil municipal de la mairie centrale, qui se déroulera le même jour pour les quelque 550 000 électeurs marseillais.

Une mise sous pli à Toulouse

L’appel d’offres pour l’élection des mairies de secteur – comme pour les neuf autres communes – a été remporté par la société SMS, implantée à Toulouse. Cela implique que les listes présentes dans l’un des huit secteurs municipaux (1er-7e, 2e-3e, 4e-5e, 6e-8e, 9e-10e, 11e-12e, 13e-14e, 15e-16e) devront faire parvenir la documentation requise à cette entreprise avant le lundi 2 mars, charge à eux de s’organiser pour l’acheminer jusqu’à la Ville rose. Les enveloppes contenant les professions de foi seront ensuite transmises par courrier à chacun des électeurs.

En ce qui concerne la mise sous pli des tracts des candidats pour l’autre scrutin marseillais, c’est-à-dire ceux qui postulent au fauteuil de maire de Marseille, et les 110 autres communes des Bouches-du-Rhône, elle continuera donc d’être opérée directement en régie par la préfecture, vraisemblablement au Parc Chanot comme c’est le cas habituellement.