DirectVelo : Tu es passé tout près d’un Top 10 en Coupe du Monde. Quel sentiment domine ?
Rémi Lelandais : C’est mon meilleur résultat en Coupe du Monde alors je ne peux être que satisfait. Je me suis retrouvé devant dès le début. J’ai essayé de ne pas m’affoler. J’ai vu le groupe se détacher devant moi, et je me suis dit “merde, ça pourrait m’emmener très loin”. J’ai essayé de faire la jonction mais je n’ai pas vraiment réussi. Puis je me suis accroché à ceux qui me rattrapaient. J’ai eu un coup de moins bien, j’ai fait une grosse semaine à l’entraînement. Il me manquait de la fraîcheur. L’objectif n’était pas ici mais dans deux semaines au Mondial.

Mais à deux tours de la fin, tu jouais encore la 4e place…
J’ai pu remonter, et je me suis retrouvé à la bagarre avec les meilleurs. Il y a du respect mais faire l’intérieur à Toon Aerts, c’est grisant. Ou voir Martin (Groslambert) prendre la tête du groupe et lâcher Tibor (Del Grosso)… J’étais fier de lui et fier de nous.

« AVEC DU TRAVAIL ET DE LA PATIENCE »

C’était une belle course pour le cyclo-cross français !
Comme Martin l’a dit, on est parfois critiqués mais en France c’est plus compliqué que dans d’autres pays pour le cyclo-cross. On a la chance d’avoir un sélectionneur (François Trarieux, NDLR) qui fait un travail monstre dès les plus jeunes catégories. Il pousse les équipes pour que les coureurs puissent continuer à faire du cross. Ça ne peut faire que du bien de voir les jeunes français à ce niveau-là chez les jeunes. Je pense que le cyclo-cross français a un bel avenir grâce à François. Pour nous, faire ces résultats-là, c’est la concrétisation des jeunes années.

Comme tu l’as dit, c’est ton meilleur résultat chez les Élites en Coupe du Monde !
J’ai fait des podiums sur les manches de Coupe du Monde chez les Espoirs, et ensuite ça a été un peu plus dur pour moi. On voit que ça revient avec du travail et de la patience. J’ai eu une année très difficile. Je ne peux être qu’heureux d’être à ce niveau-là.

« TOUT VA BIEN »

Surtout à deux semaines du Championnat du Monde…
Je vais passer la semaine en Espagne, en stage avec l’équipe de France, avant les deux dernières manches de la Coupe du Monde de la semaine prochaine. J’espère continuer sur cette belle lancée.

Tu n’as pas été gêné cette semaine par ta chute au Championnat de France ?
J’ai eu deux-trois petites gênes. J’ai un petit hématome à la cuisse, un peu comme l’an passé quand je suis tombé à la reconnaissance du Championnat de France. Mais cette fois c’est beaucoup moins grave, je n’ai pas eu besoin de faire des ponctions. Je pense que c’est passé mais je vais voir ça avec les kinés car j’ai quand même deux-trois hématomes, mais rien de méchant. Tout va bien. Je suis heureux après ce résultat qui fait plaisir.