Les autorités allemandes ont refusé l’accès à leurs eaux territoriales à un pétrolier soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme après la constatation d’irrégularités dans ses documents d’identification, dont un numéro OMI non conforme.

Les autorités allemandes ont récemment refusé l’accès à leurs eaux territoriales à un pétrolier soupçonné d’appartenir à la flotte fantôme employée pour contourner les sanctions sur les exportations russes, une décision peu courante en mer Baltique. Le navire concerné, identifié sous le nom de Tavian, a été intercepté alors qu’il se trouvait au large des côtes allemandes, à l’approche de la mer Baltique, après avoir transité par la mer du Nord.

L’intervention a été menée par la police fédérale allemande, qui a procédé à une vérification des documents du pétrolier. À l’issue du contrôle, les autorités ont relevé des irrégularités majeures dans l’identification du navire, notamment l’utilisation d’un numéro OMI non conforme, élément central du dispositif international de suivi et de sécurité maritime. Sur cette base, le pétrolier n’a pas été autorisé à pénétrer dans les eaux territoriales allemandes et a été contraint de faire demi-tour.

Selon les informations communiquées par les autorités, il s’agit d’un premier cas connu de refus explicite d’accès aux eaux territoriales allemandes visant un pétrolier de la flotte fantôme. Aucune précision supplémentaire n’a été fournie concernant la cargaison, le pavillon effectif du navire ou d’éventuelles suites administratives ou judiciaires.

Cette décision intervient dans un contexte de surveillance renforcée du trafic pétrolier en mer Baltique, où circulent régulièrement des navires anciens opérant en marge des cadres réglementaires internationaux.

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