RÉCIT – Des études et recueils de témoignages de toutes sortes pointent une perte du « goût de l’effort » chez les jeunes générations. Derrière ce diagnostic se cache une autre réalité : le travail ne paie plus comme avant. Ce déclassement conduit à une radicalisation à l’extrême gauche d’une partie de la jeunesse.
Sur la photo plastifiée de son badge d’entreprise, une femme arbore un sourire candide, vestige d’une époque où elle croyait les team buildings (« renforcement d’équipe ») suffisants pour faire un quotidien épanoui. À présent, elle cache ses larmes dans le creux de ses mains. Ce dessin illustre une chronique du New York Times, publiée le 5 novembre, accompagnée de ce titre : « Pour la génération Z (nés entre la fin des années 1990 et la fin des années 2000, NDLR), travailler est désormais plus déprimant que d’être au chômage. »
Les moins de 25 ans, recrutés par une intelligence artificielle, traînent désormais leur spleen dans les open spaces, condamnés à effectuer des jobs de début de carrière où on leur demande d’exécuter, et rien de plus. « Le processus d’accès et de maintien à un emploi d’entrée de gamme est devenu, au cours de la dernière décennie, une épreuve épuisante et déshumanisante. » Sans espoir de formations, d’ascension, écrit Jessica Grose, ni même d’avantages…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 93% à découvrir.
Le Figaro célèbre ses 200 ans
Dernier jour : 2€/mois pendant 200 semaines
Déjà abonné ?
Connectez-vous