Redevenu président de l’OGC Nice fin décembre, un risque d’inéligibilité pesait sur Jean-Pierre Rivère.

Jean-Pierre Rivère, qui devait être le premier adjoint d’Éric Ciotti en cas de victoire aux municipales à Nice (Alpes-Maritimes), a annoncé se retirer de sa liste en raison d’un risque d’inéligibilité, mais a assuré rester un soutien dans sa campagne. Redevenu président de l’OGC Nice fin décembre en pleine crise, la question de son éligibilité s’était alors posée en raison de contrats existant entre le club et la ville, et alors même qu’il venait de se lancer en politique.

«Même s’il n’existait qu’un faible risque juridique, il a refusé de faire peser la moindre incertitude sur l’équipe rassemblée autour d’Éric Ciotti et sur le projet porté pour Nice et la métropole», a expliqué l’équipe de campagne du député UDR, allié du RN, dans un communiqué de presse. Cette décision a été prise «d’un commun accord».


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L’entourage du maire sortant Christian Estrosi (Horizons) avait soulevé cette incompatibilité des fonctions et avait indiqué saisir le préfet de ce cas. L’article 231 du code électoral, qui empêche les «entrepreneurs de services municipaux» de se présenter, avait alors été brandi.

«JPR» avait quitté la présidence du Gym en juillet 2025 et respectait a priori cette règle électorale puisque au moment des élections municipales en mars 2026, cela aurait fait plus de six mois qu’il aurait quitté ses fonctions. Mais son retour inattendu au club en pleine tempête avec Maurice Cohen, a de fait soulevé cette interrogation, même si les avis des experts et juristes divergeaient.

Seul un juge électoral aurait eu à trancher cette situation après les élections et au risque de devoir les annuler. Même si Jean-Pierre Rivère n’a pas signé officiellement de contrat de président de l’OGC Nice, il occupe le poste de manière effective par ses diverses prises de parole et apparitions médiatiques.

Coprésident du comité de soutien

«Depuis plusieurs semaines, une agitation artificielle est entretenue par ceux qui sentent la campagne leur échapper. Faute d’idées et de projet, ils ont choisi de créer une polémique de toutes pièces», a dénoncé Éric Ciotti dans son communiqué.

Une «union renforcée dans une organisation renouvelée» est encore défendue : Jean-Pierre Rivère (68 ans), qui avait rejoint Éric Ciotti en octobre 2025, va devenir coprésident de son comité de soutien et sera ensuite son «conseiller spécial» si celui-ci devient maire de Nice. «Là où certains espéraient fragiliser un duo, ils n’ont fait que resserrer les rangs d’une équipe déterminée», assure encore le candidat.


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En campagne depuis fin août et sa déclaration de candidature, Éric Ciotti a déjà annoncé plusieurs colistiers, parmi lesquels Jean-Pierre Rivère était la tête de gondole. Entre-temps, l’ex-directeur général des services de Nice, Olivier Breuilly mais aussi l’ex-président des patrons dans les Alpes-Maritimes, Pierre Ippolito, ont aussi rejoint la liste «ciottiste». Mais pour ce dernier, à la tête de plusieurs entreprises, la question de l’inéligibilité pourrait aussi se poser pour les mêmes raisons.

À ce stade, Éric Ciotti n’a pas annoncé qui serait son premier adjoint à la place de Jean-Pierre Rivère.