Des rayons désertiques. Un vendredi midi, en pleine période de soldes, RTL s’est rendu à l’étage de la marque chinoise au BHV du Marais (4e arrondissement de Paris) afin de constater si l’engouement des débuts était toujours d’actualité. Verdict ? Personne.
Et pourtant, on a passé près d’1h30 à déambuler dans des rayons pleins à craquer. Des jeans à 25 euros, des pulls à 16,50 euros… L’essentiel est à -50 %.
Tout est là, mais rien ne part.
On espérait pourtant voir des clients, paniers et portefeuilles à la main. Une dizaine de curieux déambulent et des vendeurs, les yeux rivés sur leur smartphone, attendent. Cinq caisses sont côte à côte. Derrière elles, une seule caissière et pas une seule vente enregistrée durant notre visite. On était pourtant un vendredi, au moment du déjeuner et pendant les soldes.
Les rayons de Shein ne sont pas les seuls à être vides
Shein devait amener du trafic au BHV. Début novembre, le patron du BHV annonçait 50.000 clients en cinq jours et un panier moyen à 45 euros. Le montant semblait déjà très faible pour une enseigne comme le BHV, située en plein cœur de Paris. Mais là, le soufflé est retombé.
Les premiers curieux avaient reproché des prix trop élevés. C’est bien le cas. Vous ne trouvez pas de t-shirt à 3 euros en magasin. D’où les soldes agressives pour faire baisser les prix. Mais ça ne suffit pas. Contactés par RTL, Shein et le BHV n’ont pas réagi à ce manque de fréquentation.
Cette absence frappante est constatée à tous les étages. Au rayon bricolage, qui est l’âme historique du BHV, il y a plus de vendeurs que de clients.
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