Les Costwolds, dans la campagne anglaise au nord-ouest de Londres, attirent de plus en plus de déçus de la politique outre-Atlantique.

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Publié le 20/01/2026 09:04

Mis à jour le 20/01/2026 09:04

Temps de lecture : 2min

Snowshill, dans les Cotswolds, au Royaume-Uni. (PETER ADAMS / GETTY IMAGES)

Snowshill, dans les Cotswolds, au Royaume-Uni. (PETER ADAMS / GETTY IMAGES)

Un exil américain. Depuis la réélection de Donald Trump et son retour au pouvoir, en janvier dernier, de plus en plus d’Américains quittent les États-Unis et choisissent la campagne anglaise. Ceux qui cherchent à fuir se sont passés le mot pour atterrir dans les Costwolds, des paysages de carte postale à deux heures de route de la capitale.

« C’est incroyable ! », s’exclame Kathryn Anderson, qui exerce le métier d’agent immobilier depuis 30 ans dans les Costwolds. « La piscine est chauffée et, comme toujours, vous avez cette incroyable vue », poursuit-elle à propos d’un cottage au milieu d’une prairie. L’an dernier elle a vu débarquer plus d’Américains : « Je dirais que 20-25% de nos clients sont américains. Et on a constaté une forte augmentation ces dernières années et encore plus récemment. »

« On a des chefs d’entreprise, des créatifs, des cadres dirigeants, des familles… »

Kathryn Anderson, agente immobilière dans les Costwolds

à franceinfo

Viennent-ils dans les Costwolds à cause de Donald Trump ? « Oui, certains partent à cause de ça, assure Kathryn Anderson. Mais on ne se concentre pas vraiment sur l’aspect politique, nous, on est juste là pour vendre des maisons. Et beaucoup d’Américains adorent le côté pittoresque, le charme des Cotswolds. » L’ancienne animatrice de talk-show Ellen DeGeneres et son épouse s’y sont installées pour fuir le président américain, une vie au vert qu’elles racontent sur les réseaux sociaux.

« Il y a beaucoup d’Américains ici et beaucoup de touristes américains aussi. Je pense que les Américains sont complètement enchantés par cette partie du monde. »

Jesse D’Ambrosi, Américaine installée dans les Costwolds

à franceinfo

L’an dernier, les demandes de citoyenneté britannique outre-Atlantique ont augmenté de 26%. « Oui, il y a plein d’Américains ici, confirme Jesse D’Ambrosi, elle aussi Américaine, et qui tient une épicerie dans la région. Je pense que le climat aux États-Unis, politiquement, c’est vraiment dérangeant pour beaucoup de monde là-bas en ce moment. » Jesse D’Ambrosi ne préfère ne pas en dire plus sur Donald Trump. Comme ses compatriotes, elle aspire au calme et à la discrétion, loin des turbulences de son pays.