« Personne ne veut de lui » : Donald Trump menace la France de nouvelles taxes sur les vins et les champagnes et vise Emmanuel Macron. (photo d’illustration)

YOAN VALAT / AFP

« Personne ne veut de lui » : Donald Trump menace la France de nouvelles taxes sur les vins et les champagnes et vise Emmanuel Macron. (photo d’illustration)

Donald Trump n’aime pas qu’on lui dise non. Le président américain a menacé lundi 20 janvier d’imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français en réponse au refus d’Emmanuel Macron de rejoindre son « Conseil de paix » pour Gaza. Il s’en est aussi pris plus personnellement au président français, qui quittera l’Élysée l’année prochaine.

« Personne ne veut de lui [au Conseil de la paix] parce qu’il aura très bientôt quitté son mandat », a lancé Donald Trump face à des journalistes en Floride. « S’ils [les Français] se montrent hostiles, je vais mettre 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes », a déclaré le locataire de la Maison Blanche, optimiste sur le fait que son coup de pression ferait son petit effet.

« Il y adhérera, mais il n’est pas obligé d’y adhérer », a-t-il affirmé au sujet d’Emmanuel Macron, comme vous pouvez le voir dans la séquence ci-dessous. L’entourage du chef de l’État avait indiqué plus tôt dans la journée à l’AFP que la France « n’entend pas donner de suite favorable » à ce stade à l’invitation reçue pour rejoindre un « Conseil de paix ».

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Lire la Vidéo Des « menaces tarifaires » aussi « inacceptables » qu’« inefficaces »

Ce mardi matin, l’entourage du président français a condamné les menaces de taxes brandies par Donald Trump et qui pénaliseraient les champagnes et les vins. « Comme nous l’avons toujours souligné, les menaces tarifaires pour influencer notre politique étrangère sont inacceptables et inefficaces », a-t-il réagi auprès de l’AFP.

Et sur le « Conseil de paix » organisé par Washington pour Gaza, la position de Paris était extrêmement claire lundi. La Charte de cette organisation, « dans sa rédaction actuelle », « dépasse le cadre de Gaza et du plan de paix qui avait été endossé par les Nations unies », avait martelé le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.

La France « se doit de dire non », avait poursuivi le chef du quai d’Orsay, jugeant que la Charte du « Conseil de la paix » est « incompatible avec les engagements internationaux » de Paris « et en particulier son adhésion aux Nations unies, qui ne saurait en aucun cas évidemment être remise en cause ».

Les menaces de Donald Trump ciblant les vins et champagnes français ont aussi été critiquées par Annie Genevard, ce mardi au micro de TF1. « C’est une menace, à ce stade, inadmissible, d’une brutalité inouïe et évidemment, qui ne peut pas rester sans réaction non seulement de la part de la France, mais de la part de l’union européenne tout entière », a estimé la ministre de l’Agriculture.