Le revers subi en Picardie (3-0) mardi dernier n’était, espérons-le, qu’une péripétie. Sans ses cadres, le Nantes TT avait dû s’appuyer sur le courage de son coach-joueur, Segun Toriola (51 ans), auteur d’un set de haut vol face au vétéran autrichien Robert Gardos. Un exploit personnel qui n’a pas suffi à éviter un petit naufrage. Pour la réception de Tours, ce mardi 20 janvier, les Nantais doivent stopper l’hémorragie et se remettre la tête à l’endroit.

Gionis, le retour du patron

Pour cicatriser les doutes, l’atout maître se nomme Panagiotis Gionis. Le Grec, véritable assurance tous risques et toujours invaincu cette saison, sera le leader naturel du collectif. Pour l’épauler, le club attend l’arrivée par avion de ses deux autres gâchettes : l’autre Grec Georgios Stamatouros et le Portugais André Silva.

 On va essayer d’aligner les meilleurs , confirme Georges Zaganiaris. L’enjeu est de taille : à la bascule pour la sixième place, le club ligérien doit s’imposer pour valider son ticket pour les phases finales.  Il faut finir dans les six premiers , martèle le dirigeant.

« La jeunesse contre l’expérience »

Sur le papier, l’affiche face à la lanterne rouge semble déséquilibrée. Mais le directeur sportif se méfie :  On devrait être favoris. Mais Tours, c’est une équipe de jeunes Français qui s’entraînent au CREPS, au Pôle France à Nantes. Ils construisent leur carrière, ils viennent pour gagner leurs points. 

Tours reste aussi sur un succès vendredi dernier face à Chartres, arraché au bout du suspense et après avoir été mené 2-0.

Pour le Grec, ce duel contre des espoirs – qui se perfectionnent au quotidien dans la cité des Ducs – est aussi un test entre deux générations.  C’est la jeunesse contre l’expérience. Il faut espérer que ça passe !  Devant son public, le Nantes TT n’aura pas le droit à l’erreur s’il veut continuer à croire aux play-offs.

Pro B (9e journée). Nantes TT – Tours, mardi 20 janvier, 19 h. Complexe Mangin-Beaulieu. Entrée : 5 €.