Icône flamboyante de la chanson française, Claude François a
marqué des générations entières avec son énergie, son sens du
rythme et une carrière menée tambour battant. Ses tubes résonnent
encore dans les mémoires, tout comme sa silhouette millimétrée et
ses chorégraphies devenues cultes.

Le moulin de Claude François va connaître une métamorphose

À Dannemois, dans l’Essonne, une page va
bientôt se tourner pour les fans de Claude
François
. Son fils, Claude François Jr, a
annoncé être en passe de racheter le célèbre
moulin
, acquis en 1964 par l’interprète de Comme
d’habitude. Un lieu intime, refuge artistique, où
Cloclo a vécu jusqu’à sa mort tragique en 1978, à
l’âge de 39 ans.

« Nous en sommes au stade de la promesse de vente »,
a-t-il confié dans une interview à Gala, se réjouissant :
« Nous sommes d’accord sur le montant, ce qui est déjà une
énorme avancée ! ». Pour lui, il est temps de faire
revivre ce lieu chargé de
souvenirs
.

Un projet festif, fidèle à l’esprit Cloclo

Le projet est ambitieux. Claude François Jr prévoit de
transformer le moulin en un musée, un hôtel, un restaurant, et même
un club privé inspiré des
années 70
. Et il a déjà tout en tête : « Le
restaurant sera festif le vendredi et samedi soir. On va créer un
bâtiment au sein duquel on va insérer un club privé très
70s comme si c’était mon père qui l’avait imaginé
».

Mais l’idée va plus loin : « On veut en faire une
maison d’expérience
qui soit un peu représentative de son
image, de ses valeurs ». Le lieu pourra être privatisé pour
des anniversaires ou des soirées, avec une ambiance fidèle
à celle que Cloclo affectionnait.
« On va garder la
direction de la décoration qu’il avait à l’époque
qui est un mélange
d’antiquité
, d’art africain et de pièces design de l’époque
», a-t-il précisé.

Un hommage intime et familial à Claude
François

Derrière ce projet, il y a aussi l’envie de
transmettre
, au public comme à ses propres enfants. Claude
François Jr espère débuter les travaux fin 2026,
pour une ouverture prévue début 2028, à l’occasion
du 50 ᵉ anniversaire de la disparition de son
père
. « Mon père était angoissé par la mort et l’idée
que tout s’arrêtait avec la mort. Le fait qu’il y ait encore un
intérêt du public […] ça relève du miracle pour moi »,
a-t-il confié avec émotion. À travers ce projet, il veut préserver
l’héritage et le faire vivre : « On dit souvent que la
maison est le reflet de l’âme ».

Et pour que l’âme de
Claude François
continue de rayonner, il a même pensé à
l’avenir : ses cinq enfants pourraient se relayer
pour faire vivre le lieu. « Je vais leur proposer de
s’en occuper chacun leur tour pendant un an »,
a-t-il
expliqué, avant d’ajouter : « Au terme des cinq ans, soit ils
arrivent à se mettre d’accord en confiant la tâche à l’un d’entre
eux, soit ça continue et chacun s’en occupe à tour de rôle une fois
par an ».