À l’échelle nationale comme à Marseille, la démographie suit une même trajectoire : le nombre de seniors progresse nettement, entraînant une hausse des besoins en accompagnement. Une évolution anticipée par DomusVi, groupe spécialisé dans la santé et l’hébergement des personnes âgées.
Déjà fortement implantée dans les Bouches-du-Rhône, l’entreprise renforce aujourd’hui son offre au cœur de la cité phocéenne, avec un pôle pensé comme un continuum de prise en charge.
Pour Corinne Rolland, directrice des résidences Sainte-Marthe et Les Terrasses de Sainte-Marthe, « l’intérêt et la force de ce nouveau pôle, intégré dans un même bâtiment, résident dans sa capacité à proposer des services complémentaires, à optimiser le parcours de nos résidents. Une personne encore autonome mais se sentant isolée ou en insécurité peut ainsi, dans un premier temps, intégrer la résidence autonomie ».
Préserver la vie sociale des résidents
La structure dispose ainsi de 14 appartements meublés pour une capacité d’accueil de 25 personnes (1 372 euros pour un T2). Lorsque la situation évolue, l’Ehpad prend le relais. Avec sa capacité de 73 lits (2 662 euros mensuels) il mobilise toute une chaîne de professionnels – médecins généralistes, aides-soignants, kinésithérapeutes, orthophonistes, nutritionnistes – au service d’une population dont l’âge moyen est de 84 ans.
Nouvelle résidence seniors à Sainte-Marthe / Photo Michel Garret
Un suivi médical personnalisé, auquel s’ajoute une attention particulière portée à la qualité de vie. « Il est essentiel que nos résidents conservent une vie sociale », souligne Corinne Rolland. « Les familles sont les bienvenues et nous proposons des activités favorisant le lien intergénérationnel et l’ancrage dans la vie du quartier et de la commune. »
Incarnée par la formule « Aider les aidants« , DomusVi revendique également une politique active en faveur de ses salariés : accompagnement pour la recherche d’un logement, d’une école, accès à la formation. Pour cette agente de service hospitalier, il serait aujourd’hui impossible de revenir travailler dans un bureau, « les résidents me donnent beaucoup, ma famille je l’ai fait grandir à travers eux ». Eux, ce sont aussi des visages et des histoires. Comme Madame Gheysens, née en 1938, adepte du loto et de la poterie, qui confie avoir retrouvé ici « un peu de plaisir à la vie. On discute beaucoup, on ne s’ennuie pas ».
À quelques mètres de là, adossée aux résidences, une crèche complète le site. Comme un fil tendu entre les générations, dans une ville en pleine évolution démographique.