Après l’Opéra et l’Alcazar, Benoît Payan a choisi le musée d’Histoire pour présenter ses vœux au monde de la culture. Du fait de la réserve nécessaire en période préélectorale, l’édile a concentré son intervention sur « la vie et les gens ».
« Je ne vais pas lire de discours mais je vais vous parler d’espoir et je vais vous parler d’amour parce que je crois que c’est ce dont nous avons le plus besoin. L’espoir s’exprime par la culture, comme le désespoir d’ailleurs […] Jean-Charles Gil (chorégraphe marseillais, Ndlr) est ici, il a créé des chaussons de bronze qui montrent la douleur, le mal fait au corps de celui qui danse. Mais l’espoir toujours renouvelé de se dire que l’art dépasse tout. »
Pour conclure son envolée lyrique, le maire s’attardera sur une créatrice phocéenne : « Je vais vous parler d’amour à travers les mots d’une femme, une Marseillaise trop peu connue, Christiane Singer. Elle a probablement écrit un des plus beaux livres d’amour qui soit. L’un des livres les plus oubliés qui soit et je voudrais lui rendre hommage. » Un hommage auquel Benoît Payan s’est livré en lisant un long extrait d’Une passion, l’histoire des amants mythiques Héloïse et Abélard.
« Vous êtes précieux »
Précédant le maire, son adjoint à la culture a lui aussi remercié ceux qui sont engagés pour « la culture, la création, la transmission et le partage, souvent dans des conditions difficiles. Vous êtes précieux, vous êtes essentiels, vous êtes indispensables ». Jean-Marc Coppola en a profité pour souligner la « fréquentation record en 2025 dans l’ensemble des musées de la ville. C’est le résultat d’expositions temporaires plus longues, qui valorisent les femmes artistes et de notre politique d’éducation artistique et culturelle. »
Et insisté sur le travail effectué envers le jeune public, notamment via la nouvelle convention avec le rectorat pour développer l’éveil des sens des enfants des crèches et des écoles, « ce qui nous amènera à créer la Philharmonie des enfants ». « Quel pied de nez à l’époque où la culture est de plus en plus marchandisée que de vouloir transformer un commerce, les Galeries Lafayette, en un futur espace culturel ! »
Et l’adjoint de rappeler quelques temps forts de 2025, comme « l’acquisition de la salle du Moulin, la préservation du César comme cinéma, le démarrage du chantier du Gymnase ou la fondation du campus Art Méditerranée à l’Inseamm », l’occasion de renouveler sa confiance en son directeur général Raphaël Imbert, alors qu’une crise secoue les Beaux-Arts.