CHRONIQUE – Le budget sur lequel Sébastien Lecornu va engager sa responsabilité a été bouclé sur le dos des entreprises et prépare des lendemains difficiles.

« On va bien ficeler le rôti, travailler la farce tous ensemble. » Ainsi Sébastien Lecornu décrivait-il la semaine dernière sa tambouille budgétaire. En fait de rôti, c’est plutôt un gigot de sept heures – un plat de viande à cuisson très longue – que le premier ministre, amateur de bonne chère et de métaphores culinaires, cuisine depuis plus de trois mois. Le résultat est rebutant.

C’est un échec de la méthode. Il y avait « trop de cuisiniers dans la cuisine », a parfois convenu le chef du gouvernement. Il n’y avait aucune chance, dans ces conditions, de créer un grand plat. « Un plat, c’est un concerto de violon, la moindre fausse note n’y a pas sa place », écrit Pierre Perret dans son indispensable recueil de recettes (Le Petit Perret gourmand). Or, pour le budget, chaque commis est venu avec sa liste de courses, ses ingrédients préférés. Sébastien Lecornu en a fait l’inventaire vendredi dernier, sur le perron de Matignon, son entourage attribuant chaque mesure au groupe…

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Le Figaro

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