la mort dans l’âme – Après des mois de silence, Anne Hidalgo a fini par apporter un soutien timide au candidat de la gauche unie hors LFI Emmanuel Grégoire, son ancien dauphin devenu ennemi
Mieux vaut tard que jamais. Après des mois de silence, la maire socialiste sortante de Paris Anne Hidalgo a fini par apporter un soutien timide au candidat de la gauche unie hors LFI Emmanuel Grégoire. Elle a annoncé mardi qu’elle voterait aux municipales pour son ancien premier adjoint, avec lequel elle est en froid.
« J’ai toujours dit que je voterais pour la gauche et celui qui conduit la liste, c’est Emmanuel Grégoire », déclare l’édile dans un entretien aux Echos. « Mais attention, une alliance avec La France insoumise, c’est sans moi. Emmanuel Grégoire le dit clairement », ajoute Anne Hidalgo qui voit dans Jean-Luc Mélenchon « une impasse pour la gauche ».
Une primaire fratricide
La semaine dernière lors de sa dernière cérémonie vœux à l’Hôtel de ville, au terme de douze ans de mandat, la maire n’avait pas prononcé le nom de celui qui fut son premier adjoint pendant six ans, affirmant être « tenue par la loi à une réserve ».
Son soutien du bout des lèvres intervient après des mois de silence sur la campagne d’Emmanuel Grégoire, tête de liste d’une union de la gauche (écologistes, communistes et ex-Insoumis de L’Après) au scrutin des 15 et 22 mars. Anne Hidalgo est en froid avec son ancien dauphin, longtemps considéré comme son héritier naturel, qui avait quitté l’Hôtel de ville en 2024 pour devenir député. En annonçant renoncer à briguer un troisième mandat, elle avait désigné le sénateur Rémi Féraud pour lui succéder, déclenchant une primaire fratricide remportée par(…)
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