Christopher Polk/NBC / NBC via Getty Images
Zendaya, ici dans une robe Valentino aux Emmy Awards, en septembre 2022.
EN BREF • Le grand couturier italien Valentino, emblème de la mode italienne et ami des stars, est mort ce lundi à 93 ans.
• L’une de ses muses les plus connues, Gwyneth Paltrow, mais aussi d’autres célébrités rendent hommage à son influence durable sur les tapis rouges.
• Sa stratégie marketing novatrice a redéfini la mode en intégrant les stars de cinéma et plus généralement Hollywood dans l’industrie.
« J’ai été si chanceuse de le connaître vraiment, en privé. Lui, l’homme qui aimait la beauté, sa famille, ses muses et ses amis. » Ces mots, ce sont ceux de Gwyneth Paltrow qui, sur son compte Instagram ce lundi 19 janvier, n’a pas pu cacher son émotion à la découverte de la disparition de son ami, l’illustre couturier italien Valentino Garavani.
« Je l’aimais tellement, même quand il me harcelait pour que je mette “au moins un peu de mascara” pour me rendre à un dîner. J’aimais son rire espiègle », se souvient la star hollywoodienne, selon qui la mort du créateur de mode à 93 ans marque « la fin d’une époque ». « Repose en paix, Vava », conclut l’actrice, mariée en Valentino au bras de Brad Falchuk en 2018 après une apparition remarquée au Met gala cinq ans plus tôt dans un look rose fuchsia du même créateur.
Parmi les aficionados de la marque, Gwyneth Paltrow n’est pas la seule célébrité à s’être fendu d’un hommage. Colman Domingo, qui a lui-même brillé dans un costume de la griffe de luxe aux derniers Golden Globes, aussi.
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Sur les réseaux sociaux, l’ambassadeur des parfums de l’enseigne salue la mémoire de l’Italien, qui a consacré sa vie « à nous donner à tous l’impression de vivre dans un rêve devenu réalité ». « Tant de souvenirs, écrit pour sa part Sarah Jessica Parker, fada de mode dans Sex and the City comme dans la vraie vie. Bien sûr, j’aimerais en avoir davantage. »
Audrey Hepburn, Elizabeth Taylor…
Sharon Stone, Anne Hathaway, ou même Julia Roberts (pour son Oscar de la meilleure actrice dans son rôle d’Erin Brockovich, en 2001)… Comme toutes les grandes maisons d’aujourd’hui, celui qu’on connaît surtout sous le nom de Valentino a habillé bien des people du grand écran au fil de sa longue carrière, entamée en 1959 à Rome.
Si les altesses et riches héritières de ce monde, comme la princesse Madeleine de Suède, Lady Di, Charlène de Monaco ou Jackie Kennedy, n’y ont évidemment pas échappé, l’ancien styliste connu pour ses créations fluides et glamours a, lui, jeté son dévolu sur le gratin hollywoodien bien avant l’heure.
Audrey Hepburn dans sa cape rouge, rose, verte et noire sur le tournage enneigé du classique de Stanley Donen Charade en 1963 peut en témoigner. Le drapé blanc d’Elizabeth Taylor, digne d’une déesse romaine à la première romaine du péplum Spartacus en 1960, aussi.
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Rien d’anodin : c’étaient les prémices d’une stratégie marketing novatrice, confirmée au tournant des années 1970. Une période au cours de laquelle le créateur – d’abord réticent à l’idée de démocratiser la mode au plus grand nombre – a choisi d’ouvrir ses horizons, en plein essor de son empire qu’il était en train de doter de son premier parfum et d’une flopée de sacs.
Le Diable s’habille en Prada
« Il a été l’un des premiers créateurs de haute couture à s’intéresser de près aux stars de cinéma, comme l’assure à nos confrères de Variety Matt Tyrnauer, le réalisateur du documentaire Valentino : The Last Emperor. Avant cela, la mode était principalement axée sur les mondains et les aristocrates. »
Ovationné à la Mostra en 2008 pour son film sur le style de vie opulent et l’esprit pionnier de l’Italien, le réalisateur américain estime que « la mode a commencé à être redéfinie par les stars de cinéma, non seulement en public ou sur le tapis rouge, mais parfois aussi dans les films eux-mêmes » en grande partie grâce à lui.
Keystone / Getty Images
Elizabeth Taylor, ici aux côtés de Kirk Douglas, à la première de « Spartacus » à Rome, en 1960
Outre Gwyneth Paltrow, l’homme au brushing figé, qu’on a lui-même aperçu dans un caméo plein de second degré pour la comédie culte Le Diable s’habille en Prada, comptait aujourd’hui encore une petite poignée de muses, parmi lesquelles les « Kates » (à savoir Cate Blanchett et Kate Winslet), Halle Berry, mais aussi Claire Danes et Jennifer Aniston, ou de nouveaux clients, comme Zendaya et Pedro Pascal chez les hommes.
Une stratégie payante d’après la spécialiste mode du New York Times Vanessa Friedman, selon qui le visionnaire italien « a réussi quelque chose de rare dans le monde des vêtements : une transition en douceur loin des podiums ». Et sans qui, l’aura des cérémonies hollywoodiennes ne serait sans doute pas la même aujourd’hui.