Lors du Forum économique mondial à Davos, le 20 janvier 2026, Ursula von der Leyen a présenté un paquet européen destiné à renforcer la sécurité dans l’Arctique, incluant notamment des investissements dans les infrastructures maritimes et le développement de capacités polaires, comme des brise-glaces, afin de soutenir la navigation, la surveillance et la logistique dans la région.

À l’occasion du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé que l’Union européenne travaille sur un paquet destiné à soutenir la sécurité dans l’Arctique. 

Pour mémoire, iI est important de souligner que la sécurité et la défense restent des compétences nationales au sein de l’Union : les forces armées et les décisions opérationnelles restent sous la responsabilité des États membres. L’Union, par contre, complète et amplifie l’effort collectif en facilitant le financement, l’acquisition conjointe de matériel et le soutien politique dans des domaines transversaux comme la planification stratégique et la résilience des infrastructures.

Dans le cadre de ses compétences, l’UE agit sur la politique étrangère commune, le financement des infrastructures, la sécurité maritime et la surveillance environnementale. Elle peut soutenir des missions civiles et coordonner des actions collectives, mais la mise en œuvre opérationnelle de la défense demeure du ressort des États. Le paquet arctique s’inscrit donc dans cette logique : renforcer l’action européenne dans la région tout en respectant les compétences nationales et la coordination avec l’OTAN et les alliés nordiques. 

Ce paquet législatif se structure donc autour de plusieurs axes complémentaires. Le premier concerne les investissements économiques et infrastructures au Groenland. L’UE prévoit une augmentation des fonds destinés à soutenir le développement local et les communautés locales. 

Le deuxième axe porte sur les capacités opérationnelles adaptées aux conditions polaires. Ursula Von der Leyen a indiqué que l’augmentation des dépenses de défense de l’UE pourrait inclure le développement d’équipements spécifiques à l’Arctique, tels que des brise-glaces européens et d’autres matériels nécessaires à la navigation, à la surveillance et à la logistique dans la zone.

Enfin, la présidente de la Commission a insisté sur le fait que la souveraineté du Danemark et du Groenland est non négociable, et que la sécurité dans la région nécessite des actions coordonnées entre alliés. 

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