DÉCRYPTAGE – Dans un document de travail, l’Unédic dresse le portrait-robot des bénéficiaires du dispositif.
Qui sont les salariés qui négocient avec leur entreprise une rupture conventionnelle ? Depuis plusieurs mois, une partie de ces 515 000 ex-salariés qui, en 2024, ont bénéficié du dispositif – se traduisant par une séparation à l’amiable, tout en leur permettant de toucher l’assurance-chômage – se sont retrouvés bien malgré eux dans le viseur du gouvernement. Dans un contexte budgétaire tendu, leur poids sur les comptes de l’Unedic (9,4 milliards d’euros d’indemnisations versés en 2024, soit près de 25 % des dépenses) fait tiquer l’exécutif. Le ministère du Travail a invité les partenaires sociaux à se pencher sur une réforme du système avec un objectif : économiser 400 millions d’euros.
Pour justifier sa demande, le gouvernement insiste sur l’existence « d’abus ». « Quand on fait une petite enquête d’usage, oui, on tombe sur des comportements qu’on peut discuter », a de nouveau appuyé Jean-Pierre Farandou ce mardi, devant l’Association des journalistes de l’information…
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