l’essentiel
Le film « Le mage du Kremlin » avec Jude Law dans le rôle de Vladimir Poutine sort au cinéma ce mercredi 21 janvier. Tiré d’un livre sorti en 2022, le film est salué par la critique.
Vladimir Poutine à l’affiche au cinéma. Le président russe est un des personnages principaux du film « Le mage du Kremlin » d’Olivier Assayas, avec Paul Dano et Jude Law, qui sort en salles ce mercredi.
Que raconte le film ?
L’histoire se déroule en Russie en 1990. L’URSS vient de s’effondrer. Un jeune homme à l’intelligence redoutable Vadim Baranov, d’abord artiste et producteur de télé-réalité, devient le conseiller officieux d’un agent du KGB promis au pouvoir, le futur président russe Vladimir Poutine. Vadim Baranov va devenir un rouage central de la nouvelle Russie : le mage du Kremlin. Le thriller retrace près de 40 ans de l’histoire politique russe à travers ces deux personnages.
Qui sont les principaux acteurs ?
Le film est inspiré par le livre « Le mage du Kremlin » de Giuliano da Empoli sorti en 2022 aux éditions Gallimard. C’est le réalisateur français Olivier Assayas qui a adapté l’ouvrage au cinéma, il a partagé l’écriture du scénario avec Emmanuel Carrère.
Le rôle du conseiller est incarné par l’acteur américain Paul Dano connu pour ses rôles dans « Little Miss Sunshine », « Monsieur Flynn » ou « Night and Day ». Ce conseiller n’existe pas dans la réalité : l’auteur Giuliano da Empoli s’est inspiré de plusieurs proches du président russe.
Vladimir Poutine est campé par l’acteur britannique Jude Law vu au cinéma dans « Sherlock Holmes », « Les animaux fantastiques : les crimes de Grindelwald » ou « Captain Marvel ». Un personnage féminin, Ksenia (Alicia Vikander) est aussi à l’affiche.
Pourquoi le film a failli ne jamais voir le jour ?
Le réalisateur Olivier Assayas savait qu’il s’était embarqué dans un projet « avec une source de problèmes infinis », explique-t-il au Parisien. « Mais j’y suis quand même allé car j’aime bien prendre des risques ». Le film n’a pu être tourné en Russie alors l’équipe a mis le cap sur la Lettonie. La production a rencontré des soucis de financement. « Ce qui s’est révélé vraiment difficile, c’est le financement », dit le réalisateur. Le film d’un budget de 15 millions de dollars a été finalement financé majoritairement par Gaumont.
Quelles sont les différences entre le livre et le film ?
Olivier Assayas s’explique dans Le Figaro : « Dans le livre, Giuliano da Empoli décrit ce que pense tout bas le personnage principal, Vadim Baranov, incarné par Paul Dano, qui va emmener Poutine vers le pouvoir. Mais da Empoli s’arrête là. Avec Emmanuel Carrère, il nous fallait donner une vision plus globale. Nous devions interroger les convictions de Vadim Baranov. Dans le roman, personne ne contredit ses actes et sa litanie de mensonges par omission. Nous avons donc développé le rôle de l’interlocuteur américain, historien universitaire joué par Jeffrey Wright, qui le contredit et le renvoie à ses turpitudes et ses tromperies permanentes. Nous avons aussi déployé le personnage de Ksenia, incarnée par Alicia Vikander, à qui il doit rendre des comptes plus intimement sur le dévoiement de ses idéaux de jeunesse, son éthique et sa morale ».
Quelles sont les critiques ?
Le film a été salué à la dernière Mostra de Venise. Le Figaro salue « un beau film, rapide et efficace, à l’américaine ». Pour 20 Minutes, « ce portrait d’un conseiller discret qui a conduit Vladimir Poutine au pouvoir est fascinant ». Le Point estime que « Olivier Assayas mêle tous les ingrédients du suspense – mystère, action, amour, secret – et signe un passionnant thriller politique sur la Russie contemporaine ». Deux médias ont beaucoup moins aimé « Le mage du Kremlin » : Première y voit « un digest d’une mini-série standardisée, répondant aux canons d’un storytelling globalisé et impersonnel et pour Libération « l’adaptation du best-seller de Giuliano da Empoli se perd dans une litanie de dialogues pontifiants et loupe complètement son personnage de stratège de l’ombre ». A vous de vous faire votre opinion ! Premières séances ce mercredi en début d’après-midi.