Quand l’hiver commence à s’installer, que les journées se
raccourcissent et que le ciel se voile,
la fatigue et le moral en berne s’installent souvent sans
prévenir. Ce n’est pas qu’une impression, notre organisme manque
clairement de
vitamine D, une hormone pourtant indispensable à la vitalité et
à l’équilibre émotionnel. Produite en grande partie grâce aux
rayons du soleil, elle soutient à la fois nos os, notre système
immunitaire et notre humeur. Pour dire adieu à la déprime
hivernale, une habitude s’impose donc et celle-ci consiste
simplement à sortir, s’aérer, et profiter de la lumière naturelle
dès que possible.
Combien de temps faut-il passer dehors en hiver ?
Comme le rapportent nos confrères du Journal des
Femmes, se promener dehors en hiver n’est pas seulement
bon pour l’esprit, c’est aussi une question de chimie. Environ 70 %
de la vitamine D est fabriquée par la peau sous l’action des UVB,
et seulement 30 % provient de notre assiette. « La luminosité
est faible en automne et en hiver, et de courte durée. De plus,
nous sommes plus couverts et donc moins exposés au soleil »,
explique Florence Foucaut,
diététicienne-nutritionniste. Conséquence ? Notre synthèse
naturelle ralentit, d’où l’importance de saisir chaque éclaircie
pour recharger nos réserves énergétiques.
Mais combien de temps faut-il réellement passer dehors ? Selon
une étude espagnole publiée dans Science of Total
Environment, il faudrait environ deux heures
d’exposition en janvier, autour de midi, avec le visage,
le cou, les mains et les avant-bras découverts, pour atteindre la
dose quotidienne recommandée. À titre de comparaison, sept minutes
suffisent en juillet, et une trentaine en octobre. Ces chiffres
rappellent à quel point la lumière hivernale, plus faible, exige de
passer davantage de temps à l’extérieur.
Comment stimuler la production de
vitamine D ?
Alors, même si le froid pique un peu, enfilez votre manteau le
plus chaud et filez vous promenez tant qu’il fait encore jour.
L’idéal est de marcher dès qu’un rayon perce les nuages. Cela peut
être à l’occasion d’une sortie à la pause déjeuner, d’un petit tour
au parc le week-end. En plus de stimuler la production de vitamine
D, cette exposition régulière agit comme un
antidépresseur naturel. Le simple fait de voir la lumière du
jour synchronise l’horloge biologique et améliore la qualité du
sommeil, deux alliés essentiels contre le blues hivernal.