C’est une campagne pleine de rebondissements qui se joue à Nice. Non pas tant sur les sujets de fond mais davantage sur des problématiques de personnes. Car depuis qu’Éric Ciotti, candidat UDR, a annoncé en octobre dernier l’arrivée de Jean-Pierre Rivère sur sa liste, qui plus est au poste de premier adjoint s’il est élu, toute la cinquième ville de France ne bruisse que de cela.
Car Éric Ciotti ne s’est pas arrêté là. Début janvier, c’est l’ex directeur général des services de la Ville de Nice, Olivier Breuilly qui rejoignait officiellement le challenger de Christian Estrosi. Une annonce qui faisait frémir dans les rangs de l’équipe du maire de Nice, déjà surprise par le choix de Jean-Pierre Rivère, alors, ex-dirigeant du club de foot, l’OGC Nice, et figure niçoise parmi tant d’autres.
Mais le coup de grâce est clairement l’annonce du ralliement, il y a une semaine, de Pierre Ippolito à Éric Ciotti. Ce chef d’entreprise, directeur général du groupe familial éponyme, est aussi le tout frais ancien président du patronat départemental, l’UPE 06 qui regroupe Medef et CPME.
Un ancien dirigeant de syndicat qui s’est toujours dit apolitique, ce qui a ajouté de l’étonnement à la surprise.
Dans le camp de Christian Estrosi, on encaisse. Jean-Pierre Rivère comme Pierre Ippolito sont des noms connus, de tous les Niçois pour le premier, de tout le monde économique pour le second. Et même si le maire de Nice, qui brigue un quatrième mandat, est rejoint par de nouvelles personnalités, elles n’ont pas la même notoriété et la même capacité – tout au moins sur le papier – à rassembler en leur nom.