Figure majeure du cinéma français,
Pierre Niney s’est imposé très tôt comme l’un des
acteurs les plus marquants de sa génération. Entré à la
Comédie-Française en 2010 à seulement 21 ans, il a rapidement
multiplié les rôles et les registres. De la comédie avec
LOL, Five ou Vingt ans d’écart aux œuvres plus sombres comme
Un homme idéal,
Frantz ou le biopic
Yves Saint Laurent, il a
su construire une carrière aussi riche que variée.
C’est d’ailleurs grâce à son interprétation
habitée dans Yves Saint
Laurent qu’il décroche le César du meilleur acteur en 2015.
Aujourd’hui, Pierre Niney est de retour sur le devant de la scène
avec Gourou, attendu en salles le 28 janvier
prochain, un projet dans lequel il occupe à la fois le rôle
principal et celui de producteur. À cette occasion, il était
l’invité de
Laurent Delahousse dans 20h30 le dimanche.
Pierre Niney : entre autodérision
et coulisses improbables
L’acteur, qui a récemment
révélé des photos de lui torse nu, s’est laissé aller à une
confession aussi spontanée que décalée : « J’ai essayé d’éviter
cette vidéo. Ça peut paraître complètement improbable, mais j’ai
été contacté par une marque de trottinettes électriques qui
s’appelle Trotti Plus. C’est une connerie ou c’est vrai
? » raconte-t-il, amusé. L’acteur décrit alors une situation
surréaliste, entre mise en scène bancale et lâcher-prise forcé :
« Au final, il faut juste dire Trotti Plus, passer avec la
trottinette, jongler avec un grille-pince et des trucs
faisables ».
Très vite, il assume le côté
ridicule de l’exercice : « C’est bon, le bermuda c’est
trop ». Attaché à la liberté de ton et de création, Pierre
Niney explique aussi son attachement aux plateformes en ligne :
« Je regarde YouTube depuis toujours parce que j’adore
la liberté qui existe là-bas, qui était peut-être une
liberté qu’on ressentait au cinéma il y a des années ».
Une
autre vie possible, loin des plateaux
Invité à imaginer une autre
trajectoire professionnelle, Pierre Niney se prête au jeu avec
beaucoup d’autodérision. « Franchement, quand on fait ce métier
là ? On se dit que… » reconnaît-il, avant d’écarter certaines
options : « Le serveur a priori pas trop ! » ou encore
« Mettre un tablier ça m’a déjà pris 4 jours là, donc ça
non ». Très lucide sur ses limites, il confie :
« myope, daltonien et nul en maths. Ça faisait
beaucoup« . Finalement, une évidence s’impose à lui :
« Non je crois j’aurais bien aimé être avec les animaux, donc
possiblement avec les chiens ».
Un univers qui lui ressemble davantage, loin
du stress et de la pression : « C’est un truc très au présent,
très instinctif, j’aurais pu aimer ça. Ça je pense
que j’aurais été heureux ». Même plongé dans un décor de
restaurant,
celui qui a avoué avoir frôlé le pire, ne peut s’empêcher
de commenter avec humour ses maladresses et son incapacité à lâcher
prise : « Le mec qui a ouvert un resto mais qui ne peut pas
lâcher prise, c’est compliqué ».