Face à Boulazac, le SLUC Nancy a soufflé le chaud et le froid. Si la cohérence initiale s’est délétère en seconde période, laissant Landers Nolley porter l’attaque, l’essentiel est peut-être ailleurs : les Couguars ont su montrer les crocs et s’arracher quand le vent tournait.

Le scénario devient presque une habitude, mais il n’en reste pas moins frustrant. Durant vingt minutes, face à Boulazac, le SLUC Nancy a affiché un visage séduisant, porté par une rigueur collective et une circulation de balle fluide. Pourtant, au retour des vestiaires, la machine s’est grippée. Désordonné et soudainement en panne d’inspiration, le SLUC a vu Boulazac grignoter son retard, transformant une soirée sereine en un véritable combat de tranchées.

Dans ce chaos tactique, Landers Nolley a une nouvelle fois endossé son costume de sauveur, multipliant les exploits individuels pour maintenir les siens à flot. Mais au-delà des statistiques, c’est l’attitude globale qu’il faut souligner. Alors que le match pouvait basculer du mauvais côté, les hommes de Sylvain Lautié n’ont pas abdiqué. Ils ont accepté de « partir à la bagarre », compensant leurs errances techniques par une agressivité défensive retrouvée. Cette capacité à gagner « moche » est souvent la marque des équipes qui comptent. Un succès au goût mitigé, certes, mais fondateur pour le moral ?  Laurent Pilloni pose la question dans 100% SLUC.

À lire aussi