L’objectif est de compliquer le transport de pétrole, de gaz et de charbon russes et d’empêcher toute implication européenne dans ces flux.
Les gouvernements suédois et finlandais ont présenté des propositions visant à interdire aux entreprises européennes tout service maritime pour les navires transportant des produits énergétiques russes, dans le cadre des sanctions contre la guerre en Ukraine. Mi-janvier, les ministres des Affaires étrangères Maria Malmer Stenergard (Suède) et Elina Valtonen (Finlande) ont détaillé des mesures incluant l’interdiction des transferts ship‑to‑ship, des réparations en mer ou dans les ports, et des services d’assurance pour ces navires. Selon elles, ces restrictions visent à rendre le transport de pétrole, de gaz et de charbon russes plus coûteux et plus difficile, tout en empêchant toute implication d’entreprises européennes.
La déclaration conjointe s’inscrit dans le cadre des efforts pour limiter les contournements des sanctions européennes par la flotte fantôme russe. Elle propose également d’autres restrictions économiques, comme des droits de douane plus élevés sur les importations russes et des limitations sur les exportations de biens de luxe vers la Russie.
Ces propositions complètent les sanctions déjà en place, alors que l’Union Européenne cherche à réduire les recettes de Moscou et à empêcher que des navires européens ou étrangers facilitent le transport d’énergie russe. Elles coïncident avec la préparation du 20ᵉ paquet de sanctions européen, et interviennent dans un contexte où la Russie continue d’exporter du gaz naturel liquéfié et du pétrole malgré le plafonnement des prix du G7.
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