En quoi reconnaît-on un festival en bonne santé, c’est-à-dire vivant ? À sa faculté à évoluer, année après année. Et non pas à grandir de manière souveraine, mais en faisant sens avec sa nature, sa communauté, son environnement. En s’interrogeant sur son utilité. C’est en tout cas le chemin emprunté par le Marseille Jazz des Cinq Continents qui, pour sa 26e édition du 1er au 12 juillet 2026, poursuit son développement en prenant pour adage « la musique comme nature, et la nature comme musique ». Pour son directeur Hughes Kieffer, qui partage désormais son fauteuil avec Aurélie Pampana, ce nouvel exercice s’inscrit dans la continuité de l’année 2025. Celle-ci fut à la fois une édition anniversaire (celle des 25 ans) – notamment marquée par l’expérience novatrice Ici Jazz Fest (25 concerts gratuits de 180 musiciens locaux dans 25 lieux de la ville, choisis à la suite de deux appels à candidature) – et de la perte de son site fondateur, le parc du Palais Longchamp (4e).

Ce dernier faisant l’objet de travaux de végétalisation, le festival avait dû repenser son format, en investissant l’été dernier le théâtre Silvain comme lieu principal. En 2025, 5 000 personnes ont suivi les pérégrinatio…