Lorsqu’il s’éloigne des plateaux de cinéma, Gilles Lellouche
trouve refuge loin du tumulte parisien, sur la presqu’île du Cap
Ferret. Un lieu qu’il connaît intimement et qu’il affectionne
depuis longtemps, au point d’y avoir acquis une maison de vacances
pensée comme un havre de calme. Une demeure discrète, nichée dans
la verdure, ouverte sur l’océan Atlantique, fidèle à une idée très
personnelle du confort et de la simplicité.
Une maison au Cap Ferret, reflet du rythme de vie de Gilles
Lellouche
Avant d’imposer son nom à l’affiche, l’acteur s’est construit
patiemment, enchaînant les seconds rôles jusqu’à trouver une
reconnaissance massive au tournant des années 2010. Beaucoup se
souviennent encore de son interprétation d’Éric dans Les Petits
Mouchoirs, réalisé par Guillaume Canet. Le film, largement
ancré dans les paysages du bassin d’Arcachon,
révélait un décor qui résonnait déjà avec la
sensibilité de Gilles Lellouche, à la fois pudique, solaire et
profondément attachée aux lieux de partage.
Depuis, sa trajectoire s’est élargie. Acteur confirmé, il est
aussi devenu réalisateur, capable de rassembler un large public
autour de ses projets. En octobre 2024, il présentait son nouveau
long-métrage, L’Amour ouf, tout en poursuivant un rythme
de vie partagé entre obligations professionnelles et besoin
de respiration. Lorsque les tournées promotionnelles
s’achèvent, c’est souvent vers l’Atlantique qu’il se
tourne, retrouvant
cette maison ferret-capienne qui lui ressemble.
Cette maison entourée de végétation chère à Gilles
Lellouche
La
propriété qu’il possède au Cap Ferret s’inscrit dans
l’architecture locale. Bordée de végétation,
protégée des regards, elle offre un accès direct à un environnement
naturel préservé, face à l’océan. Ici, rien de démonstratif. La
maison privilégie la lumière, l’ouverture sur
l’extérieur et une forme de sobriété choisie. Un lieu
conçu pour recevoir proches et amis, mais surtout pour ralentir,
loin des codes tapageurs parfois associés aux résidences de
célébrités.
Cette enclave du littoral girondin n’a pourtant rien d’anonyme.
De nombreuses personnalités y ont élu domicile,
attirées par l’équilibre fragile entre nature et discrétion. Marion
Cotillard et Guillaume Canet y possédaient également une maison,
tout comme Pascal Obispo, qui n’a jamais caché son attachement
au bassin d’Arcachon, tout en alertant sur ses dérives au micro
d »Europe 1. « C’est un endroit magnifique le bassin d’Arcachon,
mais c’est un enfer, je ne sors plus de chez moi […] Il va sans
dire que le Cap-Ferret, et plus généralement le bassin d’Arcachon,
sont les victimes malheureuses du surtourisme. La
circulation y est souvent difficile, et il en est de même pour
l’accès au logement. Les locaux ont de plus en plus de difficultés
à se loger à l’année. »
Sa maison d’enfance en Essonne, socle
des valeurs de Gilles Lellouche
Ce goût pour les lieux simples et sincères ne
doit rien au hasard.
Gilles Lellouche a grandi à Savigny-sur-Orge, en Essonne, dans
une maison familiale modeste, proche de l’autoroute, où le bruit
des voitures se mêlait aux éclats de voix. Il en parle avec une
émotion intacte, évoquant une enfance animée,
profondément ancrée dans les liens familiaux. « J’ai d’abord
vécu à Savigny-sur-Orge. De la maison, près de l’autoroute, on
entendait le bruit des voitures », confiait-il, avant
d’ajouter : « C’était joyeux, malgré tout. Maman était
solaire, optimiste… »
Aujourd’hui encore, cette mémoire irrigue ses choix de
vie. À Paris, il conserve un pied-à-terre dans le 5e
arrondissement, un appartement sans ostentation, pensé comme un
lieu de repli entre deux tournages. « Je vis
simplement », résume-t-il. Entre la capitale et le
Cap Ferret, deux géographies opposées mais complémentaires,
Gilles Lellouche poursuit une même quête : celle d’un équilibre
fidèle à ses racines et à une idée très personnelle de la
réussite.