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Rédaction Métropolitain

Publié le

22 janv. 2026 à 11h28

Ce mercredi 28 janvier 2026, sur le parking du magasin Bricomarché de Jacou, des caisses alignées vont attirer l’attention des passants. À l’intérieur, des poules pondeuses au plumage encore dense, habituées à vivre à l’air libre, mais déjà condamnées par le système agricole. À seulement 18 mois, leur productivité est jugée insuffisante par les standards industriels.

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Derrière cette initiative, l’association Poule pour tous tente de freiner une mécanique bien rodée. Sans familles adoptantes, ces poules prennent la direction de l’abattoir, sans distinction ni exception. Chaque année en France, plus de 50 millions de poules pondeuses sont ainsi abattues uniquement parce qu’elles pondent un peu moins, alors même qu’elles restent en bonne santé.

Des poules loin d’être en fin de vie

Contrairement à l’image souvent véhiculée, une poule de 18 mois n’a rien d’un animal en fin de parcours. Elle peut encore vivre trois à quatre années supplémentaires dans de bonnes conditions. Elle continue aussi à pondre de façon régulière. Sur l’ensemble de sa vie, une seule poule peut produire jusqu’à 1 000 œufs. Issues d’élevages biologiques et de plein air, celles proposées à l’adoption sont déjà habituées à l’extérieur et trouvent facilement leur place dans les jardins de particuliers.

Pour participer à cette opération, une réservation reste indispensable. Les personnes intéressées doivent s’inscrire sur le site de l’association au minimum 48 heures avant le jour du sauvetage. Le tarif demandé s’élève à 7 euros par poule. Le retrait des animaux se fera entre 14h et 15h30, directement sur le parking du magasin de bricolage à Jacou.

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