Sur le cours Pierre-Puget, à Marseille, Lou tire le frein à main de sa citadine. Partie du 12e arrondissement de la ville, la trentenaire vient de mettre une demi-heure pour parcourir 7 km. « La circulation est dense, les gens tournent pour trouver une place, ça ralentit le trafic en continu », souffle-t-elle, alors que les coups de klaxon et ronflements de moteurs au ralenti sont incessants, alentour.
Le constat est partagé par TomTom, fabricant de systèmes GPS et éditeur de logiciels de navigation embarqués dans les voitures. Dans son baromètre annuel du trafic routier, publié mercredi 21 janvier, l’entreprise place toujours Marseille parmi les villes les plus embouteillées de France. La cité phocéenne pointe à la 5e place du classement, avec un taux de congestion moyen de 39,4%, et 74 heures perdues dans les bouchons par automobiliste en moyenne l’année passée, contre 93 en 2024.
En 2024 justement, Marseille était 4e. Son taux de congestion – moyenne du temps passé sur un trajet donné et de la vitesse pour le parcourir, rapportés au temps et à la vitesse de base – n’a pas bougé. Mais la deuxième ville de France a été supplantée par Paris (4e), Montpellier (3e), Bordeaux (2e), et Lyo…