EXPOSITION – La Monnaie de Paris consacre à ce graveur singulier la première grande rétrospective parisienne digne de son immense talent. Visite érudite avec l’historien de l’art Jean-Hubert Martin.

Entrer dans l’œuvre de M. C. Escher (1898-1972), c’est accepter d’être bousculé dans ses certitudes. Rien n’est jamais acquis avec ce facétieux graveur néerlandais et le monde n’est plus tout à fait ce qu’il prétend être. Au cœur de ses gravures ou lithographies, l’artiste joue avec les illusions, les paradoxes et les effets d’optique qui trompent nos sens. Ni la perspective, ni la vérité, et encore moins la rationalité de notre univers ne résistent à ses coups de burin.

Escher a déformé ou métamorphosé le monde qui l’entourait pour le plus grand plaisir du public qui plébiscite cette rétrospective à la Monnaie de Paris, dont on dit que c’est « la première à Paris ». Le co-commissaire de l’événement, Jean-Hubert Martin, ancien directeur du Centre Pompidou et du Musée Kunstpalast de Düsseldorf, précise : « En 2009, lors de l’exposition “Une image peut en cacher une autre” au Grand Palais, j’avais réservé une belle place à M. C. Escher, dont j’apprécie le travail depuis l’adolescence. » 

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Le Figaro

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