Par
Thomas Blanc
Publié le
22 janv. 2026 à 15h51
C’est un combat de tous les jours auquel se livrent les habitants de ce quartier résidentiel de Strasbourg. Quand ils prennent leur voiture, certains laissent derrière eux de quoi protéger une place de stationnement. Si d’apparence la méthode paraît individualiste, « nous faisons ça pour ne pas avoir à nous garer illégalement sur le trottoir ou dans l’herbe », expliquent les habitants rencontrés.
« Des personnes viennent profiter du stationnement gratuit » dans ce quartier de Strasbourg
Guy, habitant depuis 25 ans de la cité-jardin Ungemach, située entre le parlement européen et les locaux d’Arte, sait désigner à vue les véhicules qui « n’ont rien à faire là ». Il témoigne d’un phénomène qui dure depuis plusieurs années et ne fait que s’accentuer : « Des personnes viennent profiter du stationnement gratuit dans la cité pour garer leur voiture et partir travailler à vélo ou bien même rester plusieurs jours », enrage-t-il.
C’est un combat de tous les jours auquel se livrent les habitants de ce quartier résidentiel de Strasbourg. Quand ils prennent leur voiture, certains laissent derrière eux de quoi protéger une place de stationnement. Si d’apparence la méthode paraît individualiste, « nous faisons ça pour ne pas avoir à nous garer illégalement sur le trottoir ou dans l’herbe », expliquent les habitants rencontrés. Guy, habitant depuis 25 ans de la cité-jardin Ungemach, située entre le parlement européen et les locaux d’Arte, sait désigner à vue les véhicules qui « n’ont rien à faire là ». Il témoigne d’un phénomène qui dure depuis plusieurs années et ne fait que s’accentuer : « Des personnes viennent profiter du stationnement gratuit dans la cité pour garer leur voiture et partir travailler à vélo ou bien même rester plusieurs jours », enrage-t-il. Mélanie, pointe une Audi grise, plaque allemande : « Elle est garée devant chez moi depuis 15 jours », explique-t-elle. Selon elle, certaines personnes se mettent là puis partent en voyage avec le bus Lufthansa express qui passe à l’hôtel Hilton et permet de rejoindre les aéroports de Strasbourg et Francfort. Face à cela, chaque habitant a sa technique. Certains installent des poubelles devant chez eux afin d’être sûr de ne pas perdre leur place, d’autres des plots, des chaînes ou même une vieille remorque. Jean-Jacques réside ici depuis 51 et est exaspéré par « ces voitures ventouses », qui selon lui sont majoritairement celles de travailleurs des tours du quartier du Wacken, à proximité immédiate de la cité. « Le week-end, les voitures disparaissent, nous sommes donc certains qu’il s’agit de personnes qui viennent travailler à Strasbourg », explique-t-il, sa canne tendue vers les véhicules concernés. Guy raconte que « lorsque les places sont prises par des non résidents, nous devons nous garer sur l’autre trottoir où c’est interdit et la police n’hésite pas à mettre des PV ». Pierre Ozenne, élu de la Ville de Strasbourg, chargé de la politique de stationnement le reconnaît tout à fait, « les habitants sont les dommages collatéraux d’événements qui se tiennent au Rhénus, à la foire expo et au parlement européen ». Pour endiguer le phénomène, des solutions d’aménagements ont été remises aux habitants la semaine du 12 janvier. Le temps leur est désormais laissé pour les amender. « Si tout se passe bien, d’ici l’été nous devrions avoir au moins un marquage au sol du stationnement et des places en zone bleue devant l’école maternelle pour aider la dépose et la récupération des enfants », indique Pierre Ozenne. Si la proposition leur est faite « et que les habitants y sont tous favorables », la Ville n’est pas fermée pour ouvrir le débat du stationnement payant dans le quartier.
Mélanie, pointe une Audi grise, plaque allemande : « Elle est garée devant chez moi depuis 15 jours », explique-t-elle. Selon elle, certaines personnes se mettent là puis partent en voyage avec le bus Lufthansa express qui passe à l’hôtel Hilton et permet de rejoindre les aéroports de Strasbourg et Francfort.
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Des plots, des chaînes, des remorques pour s’assurer une place de parking
Face à cela, chaque habitant a sa technique. Certains installent des poubelles devant chez eux afin d’être sûrs de ne pas perdre leur place, d’autres des plots, des chaînes ou même une vieille remorque.
Jean-Jacques réside ici depuis 51 ans et est exaspéré par « ces voitures ventouses », qui selon lui sont majoritairement celles de travailleurs des tours du quartier du Wacken, à proximité immédiate de la cité. « Le week-end, les voitures disparaissent, nous sommes donc certains qu’il s’agit de personnes qui viennent travailler à Strasbourg », explique-t-il, sa canne tendue vers les véhicules concernés.
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Guy raconte que « lorsque les places sont prises par des non-résidents, nous devons nous garer sur l’autre trottoir où c’est interdit et la police n’hésite pas à mettre des PV ».
Une pétition pour rendre le stationnement payant dans le secteur parlement
Dans la même idée, une pétition a été lancée pour matérialiser et rendre le stationnement payant dans d’autres rues à proximité du parlement européen.
Selon l’auteur de la pétition cela permettrait de :
– « Limiter l’afflux de véhicules extérieurs qui profitent actuellement de la gratuité »,
– « Garantir plus de rotation et donc de disponibilité pour les habitants »,
– « Donner la priorité aux habitants » avec les abonnements à tarif préférentiel,
– Limiter le nombre de voitures « ventouses » venant de l’extérieur,
– « Éviter l’effet de report des zones déjà payantes voisines vers ce quartier ».
La pétition cumule à ce jour 63 signatures, suffisamment pour que les services de la Ville la prennent en considération.
Les solutions avec la Ville en cours d’élaboration
Pierre Ozenne, élu de la Ville de Strasbourg, chargé de la politique de stationnement le reconnaît tout à fait, « les habitants sont les dommages collatéraux d’événements qui se tiennent au Rhénus, à la foire expo et au parlement européen ».
Pour endiguer le phénomène, des solutions d’aménagements ont été remises aux habitants la semaine du 12 janvier. Le temps leur est désormais laissé pour les amender. « Si tout se passe bien, d’ici l’été nous devrions avoir au moins un marquage au sol du stationnement et des places en zone bleue devant l’école maternelle pour aider la dépose et la récupération des enfants », indique Pierre Ozenne.
Si la proposition leur est faite « et que les habitants y sont tous favorables », la Ville n’est pas fermée pour ouvrir le débat du stationnement payant dans le quartier.
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