La Société Générale va supprimer 1.800 postes d’ici à 2027. Selon la direction, il ne s’agit pas de licenciement mais de départs qui ne seront pas remplacés. Du côté du Crédit Agricole, plusieurs syndicats ont appelé les salariés à cesser le travail pendant au moins deux heures ce jeudi 22 janvier. Ils protestent contre les fermetures d’agences qui se multiplient, notamment en zone rurale.
Illustration à Ecueillé, dans l’Indre, où l’agence bancaire doit fermer définitivement ce vendredi au grand dam des 1.200 habitants de la commune. « Je suis déçue. Je venais toutes les semaines s’il fallait. Pour les comptes, pour tout », regrette Thérèse, 84 ans, au micro de RTL.
« Au niveau national, il y a plusieurs centaines d’agences qui ont fermé. C’est 3% des agences qui ferment tous les ans. C’est le cas chez nos confrères de la Société Générale, du Crédit Mutuel mais c’est également le cas au Crédit Agricole », explique Samuel Mathieu, président national du Sneca (Syndicat national de l’entreprise Crédit Agricole), dans RTL Midi.
« Les banques poussent les clients à venir de moins en moins en agence »
Selon Samuel Mathieu, ces fermetures s’expliquent par le manque de clients physique au sein des agences. « Aujourd’hui, les clients viennent de moins en moins en agence rencontrer leurs conseillers ».
Le président national du Sneca met aussi d’autres raisons en avant, notamment « l’organisation ». « Les collègues ne peuvent quasiment pas faire de télétravail. Lorsqu’ils sont en congé, si jamais ils sont 3, il n’y en a plus que 2 pour tenir l’agence. Il suffit qu’il y en ait un qui tombe malade, c’est très très compliqué ».
Et d’ajouter sur l’absence de plus en plus répétée d’agent au sein des banques : « C’est vraiment un phénomène qui date d’il y a une vingtaine, trentaine d’années. Tout est maintenant digitalisé et les banques poussent aujourd’hui les clients à venir de moins en moins en agence ».
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