EN IMAGES – Le préfet des Bouches-du-Rhône a déploré des violences contre les policiers et des dégradations commises à Marseille, en marge d’une manifestation en soutien au peuple kurde.

Des feux tricolores détruits, des vitres d’arrêt de tramway cassées et même le commissariat de la police municipale saccagé. La manifestation pro-kurde a connu d’importants débordements sur la Canebière à Marseille, avec de multiples dégradations du mobilier urbain et des feux de poubelles. «Je viens d’être témoin de graves violences urbaines commises sur la Canebière par des fous furieux», s’émeut sur X la maire de secteur Sophie Camard, qui précise avoir «fermé la mairie par protection.»

Près de 2500 personnes ont manifesté d’abord sous les fenêtres de la préfecture, selon les autorités. «Au moment de la dispersion de la manifestation en soutien au peuple kurde, cet après-midi, dans le centre-ville de Marseille, les forces de l’ordre ont été la cible de tirs de mortiers d’artifice et autres projectiles», déplore le préfet des Bouches-du-Rhône Jacques Witkowksi, qui «condamne fermement ces violences et les dégradations commises». «Les forces de sécurité intérieure protègent tous ceux qui souhaitent manifester pacifiquement mais aucune atteinte à l’ordre public ne sera tolérée», ajoute-t-il.


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De multiples manifestations ces derniers jours

Sur son compte sur X, la présidente du département et de la métropole et candidate aux municipales, Martine Vassal, a relayé un message du groupe d’opposition à droite Une volonté pour Marseille qui condamne ces incidents et déplore l’absence de réaction pour l’heure de Benoît Payan.

En France, la communauté kurde a multiplié les manifestations ces derniers jours, s’estimant trahie par les autorités françaises. Le porte-parole du Quai d’Orsay a réfuté cela, soulignant que la France était impliquée à la fois pour «soutenir cette Syrie avec une pleine inclusivité des différentes communautés et en évitant toute violence» et pour «éviter toute résurgence de foyers de Daech».

Mardi soir, à Paris, onze personnes ont été interpellées après des incidents en marge d’un rassemblement non déclaré de la communauté kurde ayant réuni 1200 personnes selon les autorités.