En marge du Forum économique de Davos, Volodymyr Zelensky a affirmé jeudi 22 janvier être parvenu à un accord avec Donald Trump sur les garanties de sécurité promises à son pays en cas d’accord de paix avec la Russie. « C’est prêt », a déclaré le dirigeant ukrainien aux journalistes, après sa rencontre avec son homologue américain, ajoutant que « le document doit être signé par les parties, par les présidents, et ensuite il ira aux parlements nationaux ».
Il a cependant ajouté que la question des territoires de l’est de l’Ukraine, revendiqués par Moscou, bloquait toujours. « Tout tourne autour de la partie orientale de notre pays. Tout tourne autour des territoires. C’est le problème que nous n’avons pas encore résolu », a-t-il déclaré.
Discussions trilatérales vendredi ou samedi
Un peu plus tôt, lors de son discours au centre des congrès de Davos, le président ukrainien a évoqué des discussions « trilatérales » entre l’Ukraine, la Russie et les États-Unis « demain ou après-demain » (vendredi ou samedi) aux Émirats arabes unis. « Les Russes doivent être prêts à des compromis », a-t-il déclaré, alors que les émissaires du président américain – Steve Witkoff et Jared Kushner – étaient ce jeudi à Moscou pour rencontrer Vladimir Poutine.
Les Européens, qui ne semblent pas conviés à ces discussions, n’ont pas été épargnés par Volodymyr Zelensky lors de ce discours. Il a reproché à l’Europe d’être « fragmentée », « au lieu de devenir une vraie puissance mondiale ». Il a également regretté qu’elle ait « l’air perdu lorsqu’elle essaye de convaincre le président américain de changer », alors « qu’il ne changera pas ».
Avec AFP