« Il y a peu de dossiers pour lesquels j’ai consacré autant de temps, avec des épisodes marquants », se souvient David Valence. Il est vrai que la dernière décennie a été ponctuée par des séances plus ou moins favorables à conclusion du projet ferroviaire. « J’ai encore en mémoire un gymnase à Mirecourt avec sa porte dérobée par laquelle Philippe Richert, alors président de la Région Grand Est, avait choisi de sortir afin d’éviter une centaine de manifestants en colère. » Une manifestation liée à l’annonce de la fermeture de la ligne 14 en 2016.

Des moments difficiles avant le retour de la ligne 14

« J’avais annoncé l’arrêt de la ligne deux semaines auparavant à Lunéville sous la protection de la police », ajoute-t-il afin de parler de la situation tendue qu’il a décidé de résoudre avec le soutien d’autres parlementaires.

« Un autre moment fort s’était produit quand des tracteurs se sont installés devant une gare en présence de Mireille Gazin, la présidente de la commission transport de l’époque, afin de protester contre la suppression de la ligne. Une image forte qui reste ancrée dans mon esprit, accompagné du travail de concertation effectué par Mireille à ce moment-là », exprime l’élu avant de revenir sur une troisième image, réconfortante à plus d’un titre. « On nous accueille aujourd’hui avec une voie ferrée qui a été déposée à Mirecourt, à Diarville, à Hymont… Globalement, le travail est très avancé. On mesure la dégradation qui s’est produite depuis 2016. » Un phénomène dû au manque d’entretien depuis de nombreuses années en raison d’un déficit d’investissements, concluait le président du COI (Conseil d’orientation des infrastructures).

Deuxième région pour les trains derrière l’Île-de-France

S’ensuivait un plaidoyer pour le train. « En France, il n’y a jamais eu autant de passagers dans les TER qu’aujourd’hui. La Région Grand Est représente 1 860 trains par jour ; c’est la 2e région derrière l’Île-de-France ! » Le seuil de rentabilité fixé par la collectivité territoriale à 550 000 voyageurs serait largement atteignable selon l’expert.

D’autant plus avec les 14 allers-retours à partir de la gare de Xeuilley et les allers-retours jusqu’à Nancy – un total de 12 dessertes – offrant la possibilité de se parcourir Nancy – Contrexéville en 1 h 10. Des correspondances adaptées pour le TGV vers Paris au départ de Nancy vont également participer à l’essor des usagers dans les trains régionaux.