Par

Léa Pippinato

Publié le

22 janv. 2026 à 20h30

Pendant des années, Anne-Laure a travaillé dans le droit. Elle a même repris un master en droit de l’environnement, convaincue d’y trouver davantage de sens. Rien n’y fait. « J’en pouvais plus, ce n’était pas mon truc », résume-t-elle sans détour. Une certitude s’impose pourtant : elle veut travailler avec les plantes. Depuis près de dix ans, les plantes d’intérieur occupent une place centrale dans sa vie. Pas comme un hobby décoratif mais comme une passion quotidienne, nourrie par l’observation, l’entretien et l’envie de comprendre.

Anne-Laure cherche d’abord une formation puis un poste de vendeuse-conseillère. Les réponses n’arrivent pas. Aucune. « Impossible, personne ne voulait de moi, je n’avais même pas de retour ». À Montpellier, l’offre reste limitée et souvent concentrée en périphérie. Après avoir fait le tour des options, elle tranche et se lance à son compte. Elle en a les moyens financiers et surtout l’énergie.

Pour découvrir Anne-Laure, sa boutique et son parcours, la vidéo est à retrouver sur notre compte Instagram

Visualiser le contenu sur Instagram

Le choix du quartier, un acte réfléchi

Pas question de s’installer là où tout le monde est déjà. Anne-Laure habite avenue de Toulouse et regarde naturellement du côté de Clémenceau. Les travaux doivent se terminer, le quartier s’ouvre, les flux reviennent. Le projet démarre début 2024 et l’ouverture a lieu le 1er novembre 2025. 

Cliquez ici pour visualiser le contenu

Le nom intrigue. Yèzi signifie « feuille » en chinois. Un clin d’œil évident pour Anne-Laure, à moitié chinoise, et une façon simple de lier identité personnelle et univers végétal. Le ton est donné : la boutique sera intime sans être fermée

Pour l’instant, Yézi propose uniquement des plantes d’intérieur. Le printemps verra arriver une petite sélection de plantes d’extérieur. « Je ne le fais pas en hiver, avec le gel, ça ne sert pas à grand-chose ». La base reste claire : des plantes tropicales majoritairement, venues d’Asie, d’Amérique du Sud et un peu d’Afrique. S’y ajoutent des succulentes méditerranéennes, des aracées et quelques orchidées. Les plantes viennent en majorité des Pays-Bas, via un fournisseur choisi pour ses engagements. À terme, elle souhaite travailler avec des pépinières locales. 

Vidéos : en ce moment sur Actu
Plantes suspendues, pots en céramique et accessoires de soin cohabitent dans un espace pensé pour les appartements du centre-ville.
Plantes suspendues, pots en céramique et accessoires de soin cohabitent dans un espace pensé pour les appartements du centre-ville. (©Métropolitain / LP)Bien plus qu’une boutique de plantes

Chez Yézi, les plantes dialoguent avec les objets. Pots en terre cuite, céramique ou osier, cache-pots, outils de rempotage, sécateurs, tapis, fils, clips, rubans, oyas pour l’arrosage. Les clients viennent du centre-ville. Ils cherchent à embellir leur appartement, à faire un cadeau ou simplement à avoir un commerce de proximité. « Les gens sont contents de ne pas devoir aller jusqu’à Saint-Jean-de-Védas pour acheter du terreau ». Même ceux qui n’achètent pas saluent l’arrivée de verdure : la boutique colore la rue.

Votre région, votre actu !

Recevez chaque jour les infos qui comptent pour vous.

S’incrire

Anne-Laure insiste. Elle ne vend pas des objets, mais des êtres vivants. « La main verte, ça n’existe pas ! » Selon elle, tout s’apprend avec les bons gestes et un peu de volonté. Même à la caisse, elle propose des conseils pour prolonger la vie de la plante. « L’objectif reste de la garder le plus longtemps possible ». Les plantes en pot vont de 5 à 175 euros. La taille, la rareté et parfois la mode jouent. Certaines plantes panachées ont atteint des centaines d’euros avant de se banaliser. La Monstera Thai Constellation, prisée pour ses feuilles marbrées crème et vert foncé, en est l’exemple parfait. Anne-Laure propose aussi des boutures à prix unique. Elles viennent de chutes ou de morceaux récupérés. Une porte d’entrée idéale pour les étudiants, les petits budgets ou les curieux.

Des boutures sont proposées à prix unique, issues de chutes de plantes ou de morceaux prélevés lors des arrivages.
Des boutures sont proposées à prix unique, issues de chutes de plantes ou de morceaux prélevés lors des arrivages. (©Métropolitain / LP)

Les plantes suspendues rencontrent un vrai succès. Elles libèrent le sol, sécurisent les animaux et habillent les murs blancs. « On peut les accrocher partout et ça change tout ». Dans des appartements de plus en plus petits, cette solution séduit et s’installe durablement.

Personnalisez votre actualité en ajoutant vos villes et médias en favori avec Mon Actu.