À regarder les sondages, certains prédisent déjà une éclipse pour Martine Vassal. « À huit semaines du premier tour, je ne vois pas comment elle peut inverser la tendance », murmure-t-on dans les coursives de la droite marseillaise. « Je ne vais rien lâcher ! », leur répondait en écho, perchée sur une mini-tribune, la candidate de la liste d’union de la droite et du centre en ce jeudi soir, au restaurant l’Équinoxe, à l’escale Borély.

Ambiance de campagne, selfies et bises qui claquent, les « Re-naud, Re-naud », « Mar-tine, Mar-tine » criés serrés comme des sardines dedans et sur la terrasse dehors, pour la présentation du comité de soutien de la candidate, présidé par Renaud Muselier (Ren.). « Il va sortir la kalach’… », promettait-on. Pour le sursaut attendu, le président de Région a sulfaté, de fait, les adversaires tous azimuts : celle qui se présente « sinon, elle va en prison », suivez son regard vers Nora Preziosi (DVD) ; Franck Allisio (RN), qui prend « la parole une fois par mois à la Région mais qui prend le salaire » ; Benoît Payan et le Printemps marseillais, « héritiers directs du système Guérini ». Renaud Muselier a aussi joué du paternalisme – « Martine, Madame Courage […] On va la dé…