La majorité des cadres sont attachés à leur région et prêts à faire des concessions pour y rester, à l’exception de ceux travaillant en Île-de-France, un territoire souvent perçu comme un «tremplin» en début de carrière, selon une étude de l’Apec publiée jeudi.

En Île-de-France, seuls 49% des cadres interrogés dans le cadre de cette enquête de l’association pour l’emploi des cadres se disent «plutôt attachés» ou «très attachés» à la région dans laquelle ils travaillent. Hors Île-de-France, ils sont en revanche 78% à l’être. Le niveau d’attachement atteint des sommets pour les cadres travaillant en Bretagne, à 90%. «Malgré un marché de l’emploi local parfois restreint, les cadres hors Île-de-France privilégient souvent la stabilité géographique lorsqu’ils envisagent une mobilité professionnelle», souligne l’étude de l’Association pour l’emploi des cadres.


Passer la publicité

Ces cadres se disent prêts à faire des concessions pour pouvoir rester dans leur région: 81% d’entre eux sont prêts à changer de secteur (contre 70% pour ceux travaillant en Île-de-France), 58% à accepter un moindre niveau de responsabilités (47% en Île-de-France) et 29% à réduire de 10% leurs prétentions salariales (17% en Île-de-France). Les cadres franciliens, et plus particulièrement les jeunes, se montrent en revanche bien plus enclins à envisager une mobilité interrégionale. L’Île-de-France leur apparaît souvent «comme un territoire tremplin dans leur parcours professionnel», permettant d’acquérir une première expérience.

En cas de changement d’entreprise, 56% des cadres franciliens envisageraient ainsi de chercher un travail en dehors de leur région actuelle, un taux qui monte à 62% pour les moins de 35 ans. Dans les autres régions, ils ne sont que 40% à l’envisager, 43% pour les moins de 35 ans. Cette étude de l’Apec est issue d’une enquête menée en septembre-octobre 2024 auprès d’un échantillon national de 8.500 cadres du secteur privé, travaillant dans l’ensemble des régions métropolitaines.