Un animateur de la Maison des jeunes et de la culture de Jarville-la-Malgrange, en Meurthe-et-Moselle, âgé de 29 ans, a été placé en détention provisoire après son interpellation dans une enquête pour corruption de mineur, agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans et détention d’images pédopornographiques.

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Un animateur de la Maison des jeunes et de la culture (MJC) de Jarville-la-Malgrange, près de Nancy, en Meurthe-et-Moselle, a été interpellé le 13 janvier dernier dans le cadre d’une enquête menée par la brigade des mineurs de la Direction interdépartementale de la police nationale (DIPN 54), nous indique le parquet.

Âgé de 29 ans, il a été déféré au parquet de Nancy le 15 janvier, selon la procédure de comparution préalable à jugement. Le juge des libertés et de la détention a ordonné son placement en détention provisoire en vue de l’audience initialement fixée au lundi 19 janvier.

L’homme est poursuivi pour des faits de corruption de mineur de moins de 15 ans, d’agression sexuelle sur mineur de moins de 15 ans, d’enregistrement d’images pédopornographiques entre le 1er avril 2024 et le 20 décembre 2025 au préjudice d’une victime, ainsi que de détention d’images pédopornographiques sans victime identifiée entre le 8 janvier 2022 et le 12 janvier 2026.

Elisabeth Grosjean-Sanchez, trésorière de la MJC, qu’une de nos équipes a pu rencontrer assure que la structure « a immédiatement réagi » dès que les faits ont été portés à sa connaissance. «  La direction et le président ont contacté toutes les familles concernées une par une. Une cellule psychologique a été mise en place  », précise-t-elle. C’est un enfant qui aurait alerté ses parents, qui ont immédiatement porté plainte.

Elle souligne le caractère inédit de cette situation : « C’est une situation inconnue à laquelle on doit faire face. Cet animateur détenait une carte professionnelle, ce qui signifie que son casier judiciaire était vierge et que tout avait été contrôlé. Rien ne laissait penser qu’il pourrait y avoir un problème. »

Elisabeth Grosjean-Sanchez indique également que le responsable de la structure « a contacté lui-même les parents de l’enfant  »et que « les autres familles ont apprécié d’être prévenues dans les 24 heures  ». L’éducateur « a fait l’objet d’une mise à pied et d’un licenciement  », ajoute-t-elle, précisant que « la MJC s’est portée partie civile ».

À l’audience du 19 janvier, le prévenu a demandé un renvoi pour préparer sa défense. Le tribunal a accepté le report, conformément au droit, et l’a maintenu en détention jusqu’à la nouvelle audience prévue le 4 mars prochain.

Employé depuis quatre ans à la MJC de Jarville, il assurait des cours de gymnastique à des enfants âgés de 5 à 13 ans. Selon la radio ICI Lorraine, qui confirme une information de L’Est Républicain, l’homme aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés.